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Les syndiqués de la santé et de l’éducation en grève lundi et mardi

Quelque 15 800 syndiqués du secteur public au Saguenay-Lac-Saint-Jean, membres du Front commun intersyndical, entreprennent une seconde série de grèves tournantes, lundi et mardi.

Toutes les écoles primaires et secondaires, les services de garde scolaires, ainsi que les quatre cégeps de la région sont touchés par la grève.

Les enseignants se rassemblent devant leurs écoles, en début de journée. Les membres du Syndicat de l'enseignement du Saguenay se rendront ensuite à la Zone portuaire de Chicoutimi pour entreprendre une marche dans les rues de Saguenay.

Les membres du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière ont rendez-vous à la polyvalente de Jonquière et participeront ensuite à un rassemblement devant l'hôpital de Jonquière.

En plus de réclamer des améliorations en ce qui concerne les salaires, la retraite et les assurances, les enseignants défendent la qualité de l'éducation et souhaitent que le gouvernement investisse dans leur secteur.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, affirme que la population soutient les enseignants. « La population est sensible au fait que dans notre société, l'éducation et la santé, on s'est battu pour ça et c'est important d'investir. C'est important aussi de considérer les membres qui donnent des services, des soins et qui éduquent nos jeunes tous les jours », souligne-t-elle.

Santé et services sociaux

Dans le secteur de la santé et des services sociaux, différents moyens de pression ont été utilisés dans tous les hôpitaux, au Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean, au Centre d'hébergement Saint-François et au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle.

La direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) rappelle que les services essentiels seront maintenus durant les deux journées de grève. Le pourcentage d'employés qui doivent être en poste varie de 50 % à 100 %.

Les syndicats ont décidé de poursuivre leurs moyens de pression, malgré les nouvelles offres présentées vendredi par le Conseil du Trésor. Ces offres ont d'ailleurs été qualifiées de « poudre aux yeux » par les leaders syndicaux.

Malgré tout, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, n'envisage pas encore une loi spéciale. « Quand on était sous Jean Charest, le Conseil du Trésor, c'était le bâton et la carotte, dit-il. Même sous Lucien Bouchard à l'époque avec le gouvernement du Parti québécois. Là, M. Coiteux ne parle pas de loi spéciale, il parle de quelques semaines encore, donc il y a encore pas mal de chemin à faire au niveau de la négociation. Moi je suis assez confiant qu'on est capable d'en arriver à une entente négociée, »

Les syndicats ont obtenu un mandat de grève de six jours non consécutifs. Une première journée a eu lieu le 26 octobre dernier.

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