Dominique Scali a lancé le bal en mars avec son excellent western À la recherche de New Babylon, son premier roman. L'écrivaine et journaliste est finaliste aux Prix littéraires du gouverneur général du Canada.

Un texte de Julie Larouche

Il y a aussi Marie-André Gill, qui nous a offert cet automne Frayer, son deuxième recueil de poésie. Encore une fois, la beauté et la désinvolture de son écriture impressionnent. C'est une oeuvre bien ancrée dans le territoire, dans son territoire.

Voilà maintenant que la maison d'édition saguenéenne nous propose le premier roman de Juliana Léveillé-Trudel, Nirliit (qui signifie « oie » en inuktitut).

C'est d'abord et avant tout une expérience personnelle que nous livre l'écrivaine, qui travaille dans le domaine de l'éducation au Nunavik depuis quatre ans. Il s'agit d'un carnet chargé d'émotion qui nous transporte à Salluit, sur les rives de la baie d'Ungava, là où la lumière et la noirceur se côtoient. Une histoire d'amitié et d'amour dans la toundra. C'est dur et cru, mais l'espoir réussit à faire son chemin. C'est la « beauté en forme de coup de poing dans le ventre » du Nord.

On retrouve donc cette jeune femme du Sud qui s'entretient avec son amie Eva, son amie du Nord disparue. Elle dénonce, s'insurge, critique. Et se veut rassurante, aimante. Le tout avec une grande honnêteté. Bref, un roman marquant.

Voici un entretien avec Juliana Léveillé-Trudel.

Inévitablement, j'ai lu Nirliit avec en tête la magnifique pièce Moi, Elsie, de Richard Desjardins et Pierre Lapointe. (Juliana Léveillé-Trudel fait d'ailleurs un clin d'oeil à la chanson dans le livre.)

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