Retour

Lino Zambito et Ken Pereira discutent collusion et engagement citoyen à Saguenay

L'ex-entrepreneur Lino Zambito et le syndicaliste Ken Pereira sont de passage à Saguenay pour participer à une conférence sur l'engagement citoyen et la lutte à la corruption. À quelques mois des élections municipales partout au Québec, la Ligue d'action civique, une organisation à but non lucratif, invite ces deux acteurs de la commission Charbonneau à partager leurs réflexions dans le cadre d'une tournée des régions.

Plus d'un an et demi après la publication du rapport de la commission Charbonneau, Lino Zambito et Ken Pereira estiment qu'il reste des failles dans la gestion des contrats publics et que les citoyens ont un rôle important à jouer pour assurer l'imputabilité de leurs élus.

Le témoignage du syndicaliste Ken Pereira a mené à la démission de l'ex-président de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, Pour sa part, l'ex-entrepreneur Lino Zambito a levé le voile sur certaines pratiques douteuses en matière de contrats dans le milieu municipal.

« Tout ce que nous avons vécu à Montréal, c'est comme ça aussi dans les régions », a affirmé Lino Zambito, mercredi à L'heure de pointe, sur ICI Première. Il dit souhaiter que les citoyens « se prennent en main, aillent au conseil de ville poser des questions ».

« Une personne ou deux peuvent faire une différence. Imaginez les citoyens d'une ville qui se regroupent ensemble », a soutenu de son côté Ken Pereira.

À quelques mois des élections municipales, les deux hommes estiment que les systèmes de collusion dévoilés dans le cadre de la commission Charbonneau ne se limitent pas aux grandes villes.

« La commission a mis l'accent sur Montréal, Laval, on n'a pas eu le temps d'aller un peu partout en région », rappelle Lino Zambito.

Et alors que le projet de loi 122 du gouvernement Couillard veut donner plus d'autonomie aux villes, Lino Zambito critique la volonté d'augmenter la limite des contrats de gré à gré de 25 000 $ à 100 000 $.« Avant de commencer à faire beaucoup plus confiance aux municipalités, on peux-tu faire le ménage, mettre en place les mécanismes pour s'assurer qu'il n'y a aucun favoritisme et par après, on leur donnera une plus grande marge de manoeuvre », soutient-il.

Lino Zambito a reconnu sa culpabilité à six chefs d'accusation de fraude, de complot et de corruption. Il a été condamné en novembre 2015 à une peine de prison de deux ans moins un jour avec sursis, assortie de 240 heures de travaux communautaires et d'une probation de trois ans.

Ken Pereira soutient quant à lui qu'il a fait une croix sur la possibilité de travailler de nouveau dans l'industrie de la construction au Québec, où il se dit « barré ».

Écoutez l'entrevue de Lino Zambito et Ken Pereira à l'émission L'heure de pointe

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine