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Lock-out chez les concessionnaires : signature de la convention collective

Après presque trois ans de conflit, le lock-out chez les concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean est maintenant terminé. La nouvelle convention collective a été signée par les parties patronale et syndicale, dimanche matin, à Saguenay.

Les travailleurs en lock-out étaient réunis en assemblée générale, samedi, et ils ont accepté à 94 % l'entente de principe conclue le 14 janvier. Le président syndical a accueilli la nouvelle avec soulagement.

« Ça fait du bien! La pression est tombée. C'est maintenant officialisé », dit Georges Bouchard.

Le porte-parole des concessionnaires, Sylvain Gauthier, était tout aussi satisfait de signer le nouveau contrat de travail.

Cependant, seuls 150 travailleurs reprendront le travail lundi. Les autres seront rappelés par leur employeur au besoin. Ils auront droit à 225 $ par semaine pendant un mois et demi, après quoi le syndicat leur coupera les vivres, qu'ils aient retrouvé leur emploi ou non.

Par ailleurs, ils devront acquitter une dette d'environ 25 000 $ par personne. Les 150 employés qui seront de retour au travail devront ainsi rembourser 950 $ par semaine pendant six ans. La mensualité diminuera au fur et à mesure que les autres travailleurs recommenceront à travailler.

Les employeurs comptent mettre les bouchées doubles pour regagner la confiance de leur clientèle et réintégrer l'ensemble de leurs employés.

« On pense qu'à court terme les gens vont commencer à rentrer graduellement dans la deuxième, la troisième, la quatrième semaine. Je pense qu'il y a une clientèle qui est prête à revenir. Les gens ont hâte que ça finisse pour pouvoir revenir au concessionnaire pour leur entretien et obtenir le service de garantie », indique le propriétaire de Léo Automobile, Dany Martin.

Les parties patronale et syndicale se disent confiantes pour la suite des choses. Les employeurs rencontreront les syndiqués avant le grand retour au travail afin de tourner la page sur trois années de discorde.

Rétablir les ponts après un long conflit

Un conflit de 34 mois laisse des traces chez les syndiqués et les employeurs. Le professeur en psychologie organisationnelle, Pierre Deschênes, croit tout de même que la réconciliation est possible.

Il voit des signaux intéressants, de part et d'autre, pour faciliter le retour au travail. « Les séquelles, il faut mettre ça de côté même s'il y a des gens qui vont avoir des blessures plus profondes que d'autres. On a quand même un avenir à bâtir et cet avenir-là peut s'annoncer intéressant », souligne M. Deschênes.

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