Retour

Lock-out chez Métaux GBL de Dolbeau-Mistassini

Une douzaine d'employés de l'entreprise Métaux GBL de Dolbeau-Mistassini est touchée par un lock-out depuis lundi.

La direction de l'entreprise spécialisée en fabrication de structures d'acier et d'aluminium a informé les travailleurs du lock-out en leur remettant une lettre à leur arrivée au travail.

Des négociations pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 1er janvier, étaient en cours. Les parties ne s'entendent pas au sujet des heures supplémentaires.

L'employeur voudrait obliger les travailleurs à effectuer dix heures supplémentaires par semaine. Le syndicat affirme qu'il est déjà de bonne foi en proposant cinq heures supplémentaires. La semaine normale de travail est de 40 heures.

Le syndicat se prépare pour un long conflit de travail. Il détenait un mandat de grève appuyé à 100 % par les employés avant le déclenchement du lock-out. Une roulotte a été livrée devant l'entreprise Métaux GBL, mardi matin.

Réaction de l'entreprise

En fin de journée, le directeur des ressources humaines de Métaux GBL, Raynald Guillemette, a publié un communiqué pour expliquer la décision patronale. On peut y lire que « considérant une divergence importante sur un enjeu stratégique de l'organisation, la direction a été contrainte de prendre une décision difficile et malheureuse et de mettre en lock-out ses employés syndiqués ».

Il indique que l'employeur avait soumis une ultime proposition de règlement le premier février, une offre qui a été rejetée. Aucune autre contre-proposition n'est venue de la part du syndicat. De plus, Métaux GBL rappelle qu'en 2012, les syndiqués avaient déclenché une grève à un moment critique pour l'entreprise, ce qui a convaincu la compagnie d'opter pour un lock-out cette fois.

Bien que les heures supplémentaires soient au cœur de ce conflit, Métaux GBL affirme que l'enjeu fondamental est plus large. Dans le communiqué, l'entreprise laisse entendre que les travailleurs sont réticents à accepter les heures supplémentaires de façon générale, ce qui nuirait à la flexibilité de la compagnie.

Le directeur des ressources humaines conclut son communiqué en mentionnant que Métaux GBL souhaite que ce conflit soit de courte durée.

D'après les informations de Mélissa Paradis.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards