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Marianne St-Gelais sur le chemin de la guérison

Deux jours après avoir fait les frais d'une commotion cérébrale qui l'a forcée à tirer un trait sur les sélections de l'équipe canadienne de patinage de vitesse sur courte piste, Marianne St-Gelais a d'ores et déjà noté, dimanche, une amélioration de son état de santé.

Un texte de Félix St-Aubin

Marianne St-Gelais s'est présentée devant les médias à l'aréna Maurice-Richard, dimanche après-midi, afin de faire le point sur sa situation médicale.

La Québécoise s'est montrée rassurante en affirmant d'emblée qu'elle remontait tranquillement la pente quelque 48 h après une chute à l'entraînement.

« Ça va mieux, ça va mieux, a-t-elle révélé. Depuis vendredi, les symptômes se sont déjà atténués. Ça va quand même mieux que vendredi, mais encore une fois il n'y avait pas de chance à prendre. C'est pour ça que je me retrouve dans cette position-là. »

Lesdits symptômes qui ont surgi à la suite du violent choc sont essentiellement des maux de tête et une sensation irrégulière dans les oreilles.

St-Gelais est d'avis qu'il ne s'agissait pas « d'une mauvaise chute », mais plutôt d'un atterrissage loupé dans les matelas de protection. « J'ai senti tout de suite qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec ma tête. »

La triple médaillée d'argent aux Jeux olympiques n'a pas voulu se transposer dans l'avenir et cibler une date ou bien une compétition concernant son retour sur patins.

Toutefois, en raison des progrès constatés lors des deux dernières journées, l'athlète de 27 ans croit qu'elle sera apte à fouler la surface glacée plus tôt que tard.

« Je ne veux pas me prononcer trop vite, mais comme j'avais des signes qui étaient modérés, peut-être que la récupération va se faire rapidement, a-t-elle supposé. J'espère en tout cas, j'espère être capable de revenir sur la glace avec les filles rapidement après les sélections. »

Un historique qui fait réfléchir

St-Gelais compte désormais trois commotions cérébrales diagnostiquées. La première s'est produite en 2007, suivie d'une deuxième cinq années plus tard.

La Québécoise ne s'en fait pas outre mesure et écarte du revers de la main toutes les sources d'inquiétude à ce sujet.

« Le sport est risqué, on le sait. Des fois, et bien, on perd notre pari. C'est un peu ça qui s'est passé vendredi », a renchéri St-Gelais.

Étant donné qu'elle ne sera pas en mesure de concourir dans l'une ou l'autre des courses des sélections nationales en vue des coupes du monde automnales et des Jeux de Pyeongchang, la patineuse présentera une requête afin d'obtenir une exemption.

Si la blessure ne la tourmente pratiquement pas, il n'en est pas de même avec le fait qu'elle n'est plus maître de sa destinée. Le Comité de la haute performance courte piste tranchera effectivement dans ce dossier.

« La principale inquiétude est qu'en ce moment mon sort est entre les mains d'un comité au lieu d'être entre les miennes, a réagi St-Gelais. C'est la raison pour laquelle on patine durant les sélections, pour justifier notre place et ne laisser aucun sous-entendu. »

Le palmarès de l'athlète olympique parle de lui-même sur la scène canadienne et internationale. Ses nombreux succès devraient certainement lui permettre de défendre l'unifolié cet automne aux côtés de plusieurs compatriotes.

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