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Motoneigiste américain mort près de l’Étape : Québec ordonne une enquête du coroner

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, confirme la tenue d'une enquête du coroner pour faire la lumière sur une collision mortelle survenue entre deux motoneiges dans la réserve faunique des Laurentides, à quelques kilomètres de l'Étape.

Un Américain du Maine, Glenn Dumont,est décédé lors de cet accident, le 2 mars dernier.

Arrivés sur les lieux, les ambulanciers ont refusé d'intervenir, car les blessés se trouvaient dans un sentier en forêt. Ils n'ont également pas voulu monter sur la motoneige d'un touriste pour se rendre sur les lieux.

Le député de la Coalition avenir Québec(CAQ) François Paradis souhaitait d'ailleurs le déclenchement d'une enquête indépendante puisque tous les éléments étaient réunis pour sauver une vie, selon lui. Il se dit scandalisé d'apprendre que les ambulanciers ont laissé la victime agoniser pour une question d'équipements et de règlements.

« On n'est pas au milieu des Alpes françaises où on aurait besoin d'hélicoptères pour transporter de l'équipement ou quoi que ce soit, souligne François Paradis. On a un motoneigiste qui a réussi à rejoindre des paramédics, qui leur offre de les ramener sur le site de l'accident et dans ma tête, à moins que j'aie tout faux, mais semble-t-il que quand la vie d'une personne est en danger, le devoir de tout le monde, des citoyens et particulièrement de ceux qui sont formés pour le faire, est d'intervenir. »

Les ambulanciers prétendent qu'ils n'ont pas l'équipement nécessaire pour intervenir en forêt.

Pour sa part, le ministre Gaétan Barrette veut éviter de juger trop rapidement l'affaire. « Laissons le temps aux gens d'analyser cette situation-là dans le cadre des événements qui sont survenus et des règles qui sont en cause », dit-il.

Le frère de la victime en colère

Le frère de Glenn Dumont, Louis Pelletier, dénonce l'attitude des ambulanciers qui se trouvaient dans la réserve faunique, près de l'Étape, au moment de l'accident. Il ne comprend pas qu'ils n'aient pas voulu se déplacer alors que des membres du groupe avaient proposé de les conduire avec leur motoneige. Les motoneigistes ont finalement attendu les secours pendant deux heures.

Le motoneigiste indique qu'il vient régulièrement au Canada pour faire de la motoneige. Il souligne que l'industrie de la motoneige donne une panoplie d'informations sur l'offre de restaurants et d'hébergement, ainsi que sur les sentiers, mais que personne n'avertit les touristes qu'ils seront laissés à eux-mêmes en cas d'accident.

Louis Pelletier reconnaît que son frère n'aurait peut-être pas survécu à l'accident, même s'il avait reçu des secours plus tôt. « Ils étaient là depuis le moment où il y a eu la collision parce que le garage des ambulanciers est juste à côté, dit-il. Pourquoi sont-ils là? Pour aider ceux qui sont sur la route? Dans mon livre à moi, qui sait ce qui se serait passé, mais on ne peut certainement pas le sauver si on n'essaie pas. »

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