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Myriam Laplante : une étoile montante dans le domaine des feux d’artifice

Une artificière originaire de Bégin se démarque sur la scène nationale. Myriam Laplante serait la seule femme propriétaire d'une entreprise de feux d'artifice au Canada. Son père, Sylvain Laplante, a allumé en elle l'étincelle pour la pyrotechnie.

Un texte de Jessica Blackburn

« J'ai eu la chance, grâce à mon père qui avait le festival de feux d'artifice amateurs du Québec, de développer cette passion peu à peu. Ça a commencé tout bonnement le soir d'une Saint-Jean comme un peu n'importe qui avec les feux d'artifice et finalement on a voulu en savoir plus, en découvrir davantage sur la gamme de produits et on est devenu des professionnels », explique l'entrepreneure de 21 ans.

En 2014, elle a suivi une formation et a ouvert sa propre entreprise, Pyrochoc. Myriam Laplante a notamment travaillé pour le festival Jonquière en musique, pour l'autodrome de Saint-Félicien et pour la fondation Cédrika Provencher.

Le travail de Pyrochoc a aussi été remarqué lors du passage du Queen Mary 2 cet automne à Saguenay. Pour en mettre plein la vue, l'artificière et son équipe ont utilisé des bombes nautiques, c'est-à-dire des feux d'artifice qui sortent de l'eau.

« On a des commentaires qui ne finissent plus de rentrer comme quoi que c'était merveilleux, c'était comme Walt Disney. Les gens ont dit qu'ils n'avait jamais vu ça de leur vie, donc, pour nous, c'est mission accomplie! Ça veut dire qu'on est dans la cour des grands », souligne Sylvain Laplante.

Une signature féminine

Le métier d'artificier est majoritairement occupé par des hommes, mais Myriam Laplante a su faire sa place dans cette industrie. « Je pense qu'une femme c'est toujours minutieux, c'est la finesse. On aime que ce soit très féerique! », mentionne la jeune entrepreneure.

Après avoir relevé le défi du Queen Mary 2, Myriam Laplante souhaite maintenant affronter les meilleurs artificiers canadiens. Elle aimerait notamment participer aux Grands feux Loto-Québec.

« Idéalement, au fil du temps, je veux aussi faire de l'international. Je veux aller au maximum que je peux atteindre. Je vais y aller, c'est certain! »

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