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Nombreuses réactions à la suite de l’échange de photos osées à l’école des Grandes-Marées

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay confirme que des mesures disciplinaires ont été prises envers les élèves impliqués dans l'affaire d'échange de photos osées à l'école secondaire des Grandes-Marées, dans l'arrondissement de La Baie.

Les moyens peuvent aller jusqu'à la suspension. La porte-parole de la commission scolaire, Hélène Aubin, assure que les événements sont pris très au sérieux par la direction de l'école.

« Les jeunes concernés ont tous été pris en charge, toutes les mesures appropriées ont été mises en place », indique Mme Aubin.

Elle ajoute que des activités visant à sensibiliser les élèves aux comportements à adopter sur les réseaux sociaux et les appareils intelligents sont offertes couramment en classe.

Des parents rencontrés à Saguenay se disent tout de même préoccupés par l'utilisation que leurs jeunes font des réseaux sociaux.

« Ma fille a un Facebook, raconte une mère. Souvent, il faut que j'y retourne pour dire ça, ça ne se partage pas. Ça, on ne fait pas ça. »

Comportements risqués

Une travailleuse sociale à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Louise Grandisson, avoue qu'elle n'est pas surprise de ce qui s'est produit à l'école secondaire des Grandes-Marées, parce que les jeunes ont accès très facilement aux réseaux sociaux pour diffuser des photos.

Elle se dit par contre étonnée de constater que les jeunes sont parfaitement au courant des risques que présente Internet, mais qu'ils demeurent malgré tout téméraires.

Quant aux parents, elle rappelle que les jeunes s'inspirent des valeurs familiales. « Comme parent, il ne faut pas chercher de midi à 14 h pour comprendre c'est quoi les médias sociaux et ce qui s'y passe, mais de ramener à nos valeurs et qu'est-ce qu'on veut transmettre, souligne Mme Grandisson. Entre autres, par rapport aux événements, c'est quoi le respect du corps, qui a accès à ça, comment je veux qu'on me respecte moi? »

Enquête en cours

La Sûreté du Québec poursuit son enquête. Aucune accusation n'est portée, pour l'instant.

Des situations semblables se sont déjà produites au Québec. En 2013, dix adolescents avaient été arrêtés à Laval pour distribution de pornographie juvénile. Des adolescentes avaient partagé des photos sexuellement explicites avec ces jeunes garçons et ont complètement perdu le contrôle sur les images qu'elles ont partagées.

Des accusations de possession, production et distribution de pornographie juvénile ont été portées contre les adolescents.

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