C'était soir de première, jeudi, pour le Théâtre CRI. La compagnie saguenéenne présente la pièce « Et si on avait La vie devant soi  » jusqu'au 6 décembre à la bibliothèque de l'arrondissement de Jonquière.

Un texte de Julie Larouche

Avec cette création, la directrice artistique et comédienne Guylaine Rivard concrétise un rêve, celui de monter une pièce inspirée du roman La vie devant soi de Romain Gary, publié sous le pseudonyme d'Émil Ajar. Cette oeuvre marquante de la littérature raconte ce lien très fort qui unit un petit garçon arabe, Momo, à une vieille femme juive. Cette dame, Rosa, tient une pension pour les orphelins.

Les créateurs du Théâtre CRI, Guylaine Rivard, Andrée-Anne Giguère, Éric Chalifour, Patrick Simard et Serge Potvin, revisitent ce monument de la littérature de façon originale, avec une exploration très fidèle de l'oeuvre. L'utilisation de photographies grand format, tantôt comme élément de décor, tantôt à la manière d'une marionnette, nous plonge habilement dans l'univers du roman.

Le comédien Patrick Simard mène cette aventure avec brio. Il offre au personnage de Momo une douce innocence dans le regard et, en même temps, une grande lucidité.

Les mots de Romain Gary, alias Émile Ajar, résonnent de façon très particulière dans le contexte actuel, puisqu'il est question d'immigration, de la vieillesse et de la mort, et du regard de l'autre.

« Et si on avait La vie devant soi », une production à découvrir, et à faire découvrir à un jeune public.

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