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Nouvelle tendance : la vente d'armes à feu sur Internet

L'abolition du registre canadien des armes à feu a engendré une nouvelle tendance : les consommateurs se tournent maintenant vers Internet pour se procurer une arme.

Si les commerces spécialisés dans la vente d'armes à feu sont toujours obligés d'enregistrer les transactions pour les acheminer au Service du contrôle des armes à feu, une banque de données utilisée couramment par la Sûreté du Québec, les transactions ne sont plus enregistrées lorsque l'arme est revendue. Il devient donc difficile d'assurer une traçabilité des armes.

« Quelqu'un qui vend va juste vérifier la carte du client, de l'acheteur, va vérifier la date d'expiration, explique le conseiller à la boutique Chasse et Pêche Chicoutimi, Danny Tremblay. Tu es en possession, je peux te faire le transfert. Avant, c'était beaucoup plus compliqué. »

Ainsi, il n'est plus nécessaire d'enregistrer une arme lorsqu'elle change de propriétaire. Par contre, le vendeur doit d'assurer que l'acheteur possède un permis d'acquisition et de possession d'arme à feu.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay, rappelle que cette condition essentielle en magasin peut être facilement oubliée lors d'une vente de gré à gré.

« La personne doit avoir son permis avec elle, donc on est capable de vérifier de façon visuelle si la personne à son permis, explique M. Tremblay. Évidemment, cette personne devient illégale si elle a une arme à feu et qu'elle n'a pas les permis légaux pour l'avoir. »

Certains sites de petites annonces comme Kijiji ont interdit la vente d'arme à feu sur leur plateforme. Malgré l'abolition du registre canadien des armes à feu pour les armes d'épaule, les restrictions et les enregistrements s'appliquent toujours pour les armes de poing.

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