Chaque année, les policiers de la province répondent à près de 4000 signalements de fugues. Les raisons qui poussent les jeunes à fuguer sont très variées: trop d'encadrement, tout comme trop de laxisme peuvent amener un adolescent à fuir son milieu. Des jeunes rencontrés ciblent et discutent de la problématique.

Un texte de Mélanie Patry

L'histoire de Nancy Turcotte

Nancy Turcotte n'avait que 10 ans lorsqu'elle a fait sa première fugue. Ses parents étant toxicomanes et alcooliques, elle a finalement été accueillie dans un centre jeunesse. Après son admission, Nancy a refait une fugue de plusieurs mois cette fois. Elle avait 13 ans. En ce mois de la prévention de la fugue, elle a accepté de nous partager ce qu'elle a vécu.

Un problème courant

La fugue représente le motif de disparition le plus fréquent chez les adolescents. En 2014, la Sécurité publique de Saguenay a reçu 196 signalements. Puisque des mineurs sont impliqués, ces dossiers sont traités en priorité. Les policiers mènent leur travail en étroite collaboration avec les intervenants de la protection de la jeunesse.

« La majorité des jeunes sont retrouvés sur le territoire, chez des amis ou bien ils commettent un vol à l'étalage quelque part et on les retrouve de cette façon-là », explique le porte-parole de la police de Saguenay, Bruno Cormier.

Bien que la plupart retourne à la maison après quelques jours, 12% des jeunes demeurent en fugue plus de 100 jours.

La protection de la jeunesse privilégie toujours le retour dans la famille ou chez un membre de la famille élargie, mais quand les comportements délinquants sont trop importants ou que la famille n'est pas en mesure de garder l'enfant, la DPJ peut imposer un placement en famille d'accueil ou en centre jeunesse.

Peu importe l'endroit, le retour est difficile. Le psychologue Louis Legault conseille aux parents de rétablir la communication rapidement avec leur enfant, et ce, malgré l'inquiétude, la colère et la peine qu'ils vivent.

Enfin, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide. L'équipe d'Enfants-Retour Québec répond annuellement à plus de 1600 appels pour des demandes d'assistance ou d'information. Les services sociaux sont aussi là pour épauler les familles en cas de difficultés.

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