Retour

Noyade de Pierre Dufour : « Le vide demeure », dit la directrice du Cégep de Jonquière

Trois mois après le décès du directeur des Affaires étudiantes et communautaires du Cégep de Jonquière, Pierre Dufour, dans des circonstances nébuleuses, la directrice générale Guylaine Proulx a accepté de parler pour la première fois du drame qui a secoué son équipe durant l'été.

M. Dufour s'est noyé en faisant de la plongée sous-marine dans la rivière Saguenay, à Sainte-Rose-du-Nord, le 14 juin dernier. Quelques jours auparavant, une enquête pour fraude avait été ouverte à la Corporation des Affaires étudiantes et communautaires. Mme Proulx avait convoqué une rencontre avec lui, le 10 juin.

La directrice générale du Cégep de Jonquière a été durement ébranlée par la noyade de son collègue.

« Ça donne à réfléchir sur des façons de faire, sur des façons de penser, mais je vous dirais qu'en toute modestie, malgré le fait que tout ça se fait sur l'adrénaline, qu'on n'ait jamais vécu une situation comme ça, qu'on est ébranlés, qu'on a de la peine, avec l'équipe que j'ai, je pense qu'on a posé les bons gestes aux bons moments et ça a permis d'atténuer le vide qui nous habite », ajoute Mme Proulx.

La directrice générale affirme que la situation aurait été encore plus difficile si le climat de travail au collège avait été lourd. « C'est dans l'épreuve qu'on reconnaît la qualité du milieu de vie dans lequel on œuvre, la qualité des collègues qu'on a, dit-elle. Bien sûr, il y en a un qui a disparu, mais il y en a plusieurs qui restent et qui peuvent être d'un accompagnement salutaire. »

L'enquête toujours en cours

L'enquête policière pour fraude sur des irrégularités à la Corporation des affaires étudiantes et communautaires suit son cours, empêchant la directrice générale du Cégep de Jonquière de donner des détails sur ce qui s'est passé.

Elle indique tout de même que l'organisation pourrait ne pas survivre aux évènements. « C'est une occasion pour faire le point là-dessus, qu'est-ce qui adviendra de la corporation. Mais j'ai bien rassuré les étudiants, de même que les gens qui siègent dessus, qu'on ne posera pas de gestes unilatéraux, c'est-à-dire qu'on va consulter pour voir la meilleure façon », assure Mme Proulx.

Plus d'articles

Commentaires