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Onde de choc après la démission de Pierre Karl Péladeau 

La démission du chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, soulève la surprise au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où le parti vient tout juste de remporter la circonscription de Chicoutimi lors de l'élection partielle du 11 avril.

Un texte de Vicky Boutin

M. Péladeau quitte la vie politique moins d'un an après avoir été couronné à la tête du parti. Il en a fait l'annonce lundi après-midi. En conférence de presse, il a expliqué prendre cette décision pour des raisons familiales.

Réactions nombreuses chez les élus

Parmi les trois députés du PQ dans la région, le député de Lac-Saint-Jean et ex-candidat à la direction du parti, Alexandre Cloutier, a seulement publié quelques mots sur Twitter à l'endroit de son chef en fin d'après-midi. 

Le premier ministre et député de Roberval, Philippe Couillard, a fait la même chose pour souligner la détermination et l'engagement de M. Péladeau.

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, a lui aussi été surpris par la nouvelle. Il affirme que pas plus tard que la semaine dernière, M. Péladeau parlait d'avenir et que rien ne laissait présager son départ.

Le député conservateur de Lac-Saint-Jean, Denis Lebel, a pour sa part montré beaucoup d'empathie envers les moments difficiles que traverse Pierre-Karl Péladeau. « C'est une surprise aujourd'hui que M. Péladeau prenne cette décision-là, mais bien sûr, je la comprends et je souhaite que la vie soit bonne avec lui », a-t-il mentionné à la sortie de la Chambre des communes, lundi.

Maïté de Echendia touché par le départ du chef

L'annonce de Pierre Karl Péladeau a également ému celle qui a présidé l'organisation du Parti québécois dans Chicoutimi, Maïté de Echendia.

En entrevue à L'heure de pointe, elle a affirmé que la popularité de M. Péladeau était palpable lors de la dernière campagne électorale dans Chicoutimi lorsque le chef faisait escale dans la région.

Selon elle, l'entrevue avec Julie Snyder diffusée à l'émission Tout le monde en parle, dimanche, a fait pencher la balance.

« Je pense que ça a été courageux de sa part d'en venir là, parce que ce n'est pas tous les hommes ou les femmes qui vont en venir à cette décision lorsque le contexte familial se détériore autant », mentionne-t-elle.

Elle concède que le départ de son chef met le PQ dans une situation très délicate, surtout que les finances du parti sont en difficulté. La prochaine élection provinciale doit avoir lieu en 2018. Le PQ doit donc trouver un nouveau chef, dans les plus brefs délais. Me de Echendia ne croit pas que le parti puisse se permettre une longue course à la direction cette fois.

« Il va falloir faire en sorte que les militants se motivent encore, et qu'ils reprennent le flambeau du travail bien accompli d'ici 2018, et c'est beaucoup de travail pour les militants », confie-t-elle.

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