Retour

Où en est l’implantation de l’escadre expéditionnaire de la base militaire de Bagotville?

Promise par le premier ministre Stephen Harper en janvier 2006 en pleine campagne électorale, l'implantation de l'escadre expéditionnaire de la base militaire de Bagotville accuse du retard, selon les partis d'oppositions.

Un texte de Gilles Munger

L'escadre expéditionnaire, un corps aéroporté qui a comme mission d'intervenir lors de crises, de catastrophes naturelles et d'actions militaires classiques, devait compter 650 militaires.

« Cet engagement est bon pour la création d'emplois, il est bon pour l'économie de la région », disait Stephen Harper au moment de l'annonce.

Le NPD attaque les conservateurs

Comme les bloquistes l'ont déjà fait, les néodémocrates accusent les conservateurs de ne pas avoir rempli cette promesse. « Au niveau des emplois, il était supposé y avoir environ 250 emplois en surplus, affirme la candidate du NPD dans Jonquière, Karine Trudel. Il y en a eu seulement la moitié. »

En juin 2007, le ministre de la Défense nationale, Gordon O'Connor, a annoncé la création de l'escadre. Le nombre de militaires devant en faire partie en 2015 a été ramené à 550. Huit ans plus tard, la 2e escadre ne compte que 230 soldats. Les Forces armées canadiennes en voudraient 700.

« M. Harper est venu au mois de juin confirmer un engagement de 28 millions sur la base, selon la candidate du Parti conservateur dans Jonquière, Ursula Larouche. Il s'est engagé aussi à compléter le déploiement du bataillon. »

Dans les faits, le premier ministre n'a pas dit un mot sur l'arrivée prochaine d'autres militaires lors de son passage à la base de Bagotville, le 24 juin, rappelle le journaliste spécialisé en affaires militaires, Nicolas Laffont.

« En tant que tel, M. Harper, quand il est venu en juin, il a juste promis : "vous aurez de belles pistes, vous aurez de beaux logements". Mais pour qui? Pour l'instant, on ne sait pas encore », souligne M. Laffont.

Le PLC confiant

Quoi qu'il en soit, le candidat du Parti libéral dans Jonquière, Marc Pettersen, n'est pas inquiet pour l'avenir de la base des Forces canadiennes.

« La base militaire de Bagotville, elle ne fermera jamais parce qu'on est une base stratégique au niveau de la défense de notre territoire et la défense de l'est de l'Amérique-du-Nord », croit M. Pettersen.

Son optimisme est partagé par les anciens dirigeants de la base. « Est-ce que je suis confiant que Bagotville va recevoir les ressources pour s'occuper de la mission qu'on lui demande? Je suis très confiant de ça, on ne nous a jamais laissé tombé », soulignait l'ex-commandant Sylvain Ménard en mai 2015.

Nicolas Laffont leur donne raison, surtout qu'Ottawa s'est engagé à utiliser Bagotville pour le futur avion de chasse. « Bagotville accueillera la moitié de la flotte d'aéronefs canadienne », soutient le journaliste spécialisé en affaires militaires.

Plus d'articles

Commentaires