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Pénurie de main-d'oeuvre : une stratégie nationale saluée en région

La nouvelle stratégie nationale de la main-d'oeuvre annoncée mardi par Québec réjouit le monde de l'enseignement professionnel. Cette stratégie prévoit d'améliorer l'offre de cours dans les secteurs en pénurie.

C’est une bonne nouvelle pour Julie Morin, qui donne des cours de francisation dans la région. En 2017, elle a décidé de changer de travail et de devenir infirmière, un métier où la demande ne manque pas.

Elle s’est inscrite chez Humanis, au Cégep de Chicoutimi, qui offre un diplôme d'études collégiales accéléré en soins infirmiers. Cependant, faute d'inscriptions suffisantes, le cours qui devait démarrer en août 2017 a été reporté au printemps 2018, puis encore en août.

Il s’agit d’un an d’attente pour Mme Morin qui a dû réorganiser ses horaires et s’assurer d’avoir l’argent nécessaire pendant les 19 mois de formation intensive.

C'est le genre de problème auquel le gouvernement du Québec souhaite s'attaquer.

La nouvelle stratégie va par exemple faciliter le démarrage de nouvelles cohortes même si le nombre d'inscriptions est insuffisant. Chez Humanis, on est très heureux de la mesure alors que les travailleurs sont de moins en moins nombreux à vouloir quitter un emploi pour suivre une formation à temps plein.

« C’est sûr que de plus en plus, les cohortes, c’est plus difficile de les démarrer, donc cette annonce-là, évidemment, est la bienvenue », indique la directrice du centre Humanis, Manon Chapdelaine.

Par contre, les responsables de la formation professionnelle n'ont pas attendu le soutien de Québec pour s'attaquer au problème. En effet, de plus en plus de cours sont offerts en ligne ou sont accessibles à distance.

Ces mesures visent à faciliter la vie des étudiants.

D’après le reportage de Denis Lapierre

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