Une importante pénurie de pilotes de ligne touche présentement le Canada, ce qui a un impact direct sur l'école de pilotage du Cégep de Chicoutimi à Saint-Honoré.

Les compagnies aériennes s'arrachent la vingtaine de finissants qui obtiennent leur diplôme dans l'option pilote de ligne chaque année au Centre québécois de formation aéronautique (CQFA).

Il s’agit de la seule formation collégiale reconnue au Québec dans le domaine du pilotage.

Perspectives d’emploi alléchantes

Auparavant, ces nouveaux pilotes se tournaient d'abord vers de plus petits transporteurs pour acquérir de l'expérience, avec par contre de moins bonnes conditions de travail que celles offertes par les grandes compagnies aériennes.

La tendance est maintenant inversée et les gros joueurs recrutent les finissants dès leur sortie de l'école. Chez Air Canada, près de 400 postes de pilote seront à pourvoir cet automne.

Inscriptions limitées

La direction de l'école de pilotage hésite à augmenter le nombre d'admissions, actuellement limité à 40 par année, parce qu'elle juge que le phénomène passager.

Entre-temps, l’école tentera d’encourager plus d’étudiants à choisir l’option pilote de ligne pour continuer de répondre à la demande.

Le CQFA offre aussi une formation de pilotage d’hydravion et de pilotage d’hélicoptère.

Expériences différentes

Les étudiants sont heureux d’avoir d’être si courtisés à la fin de leurs études, mais ils restent les deux pieds sur terre.

« Au niveau des conditions, c’est plus intéressant, mais chez les plus petits transporteurs on apprend à piloter dans des conditions plus difficiles, dans des endroits plus hostiles, donc c’est intéressant aussi. C’est une autre expérience totalement », explique l’étudiant Christian Pasalic.

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