Il y a un an, quatre bureaux régionaux de la Société du Plan Nord voyaient le jour, dont un à Roberval. Si le contexte dans le domaine minier reste difficile et que les entrepreneurs ne se ruent pas à la porte, certains projets ont néanmoins pu voir le jour.

Un reportage de Mélissa Paradis

Des 9700 entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une cinquantaine sont passées au bureau de la Société du Plan Nord de Roberval dans l'espoir de profiter du vaste projet de développement dans le nord du territoire québécois.

« Au niveau du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a plein d'entreprises très diversifiées qui font déjà affaire dans le nord dans différents domaines, et ça va certainement se poursuivre puisque dans le fond, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est un des accès du territoire du Plan Nord », affirme Robert Sauvé, pdg de la Société du Plan Nord.

Malgré le contexte minier encore difficile, la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord invite ses entrepreneurs à être prêts.

« Ils sont en mode attente parce que le contexte économique, il va falloir qu'il soit revigoré. Mais ça va bouger », selon Marie-Josée Morency, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord. « Ça fait qu'il faut être prêt. Moi, je pense que ces outils-là, il faut qu'ils les utilisent », ajoute-t-elle.

Le Consortium de recherche en exploration minérale a aussi été créé.

Un plan qui vise aussi l'aide aux communautés

Le Plan Nord vise aussi à aider les communautés au nord du 49e parallèle à se développer. Par exemple, la municipalité de Saint-Stanislas a reçu une subvention de 77 000 $, qui lui permet de transformer son église en centre communautaire multifonctionnel. Le projet est évalué à 400 000 $.

« Ça fait plusieurs années qu'on n'a plus aucun service. On n'a pas de dépanneur, de restaurant, de lieu de rencontre », explique Mario Biron, maire de Saint-Stanislas. Le projet permettra de construire un restaurant, un mini dépanneur et un immense mur d'escalade. « On veut vivre, vraiment garder notre coeur de village », soutient le maire Biron.

Quant au projet de mine d'apatite d'Arianne Phosphate, au lac à Paul, les investisseurs se font toujours attendre. La situation n'inquiète toutefois pas le chef de l'exploitation de la compagnie, Jean-Sébastien David, qui explique qu'il faut du temps pour monter un tel dossier. Il estime que le montage financier sera complété en février.

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