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Plus d’études demandées pour connaître les impacts de la gestion du lac Saint-Jean

Deuxième journée d'audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) visant le renouvellement du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean jusqu'en 2026.

Parmi les mémoires entendus, celui de l’Organisme de bassin versant du Lac-Saint-Jean (OBV), qui s’est beaucoup intéressé aux intérêts des différents utilisateurs du plan d’eau.

Dans sa présentation, la présidente de l’organisme, Aline Gagnon, a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux activités récréatives sur et autour du lac, et déploré du même souffle le manque d’accès publics au plan d’eau. Il faut, assure-t-elle, en aménager de nouveaux.

Par ailleurs, il reste de nombreux points d’ombre en matière de gestion du niveau du lac et de protection des berges. Parmi ceux-ci, l’OBV souligne l’impact de la présence de nombreuses installations septiques autour du lac, alors qu’on ignore l’effet de la remontée de la nappe phréatique avec la fluctuation du niveau du lac. Les risques de contamination existent, a souligné Mme Gagnon, et méritent des études plus poussées.

Même chose en ce qui a trait à l’utilisation par Rio Tinto d’un certain type de sable pour le rechargement des berges : là encore, déplore Mme Gagnon, on connaît mal l’impact de ce sable et sa durabilité.

Enfin, les commissaires du BAPE ont souligné certaines contradictions apparentes dans le mémoire de l’OBV Lac-Saint-Jean. Par exemple, l’organisme propose de permettre d’élever le niveau du lac à 17 pieds quelques jours par an afin de protéger les milieux humides qui entourent le plan d’eau. Mais plus loin, le mémoire signale les risques liés à un niveau élevé sur la contamination et la protection des berges.

Sur cette question, la présidente a estimé que cette contradiction démontre le manque d’analyses poussées et la nécessité de procéder à de telles études.

Cachez cette érosion…

Un autre mémoire entendu mercredi après-midi : celui de Jean Paradis, candidat défait à la mairie d’Alma.

Il a beaucoup insisté sur le fait que Rio Tinto, dans ses documents, ne montre jamais l’érosion des berges du lac Saint-Jean, absence qu’il s’est chargé de combler lors de sa présentation, photos à l’appui.

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