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Plus de maisons à louer pour compenser le ralentissement du secteur immobilier

De plus en plus de propriétaires semblent décider de louer leur résidence en attendant de la vendre, selon l'agente immobilière de Saguenay Françoise Boissonneault.

Il y aurait plus de 1000 résidences à vendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean en ce moment. Puisqu'il n'y a pas autant d'acheteurs, le temps de vente moyen est en hausse.

« Chose qu'on ne faisait pas auparavant : maintenant, les gens nous appellent pour afficher leur résidence en location sur notre site immobilier », constate Mme Boissonneault.

Elle dit que certains propriétaires décident de louer pour éviter que la propriété demeure inoccupée, après une affectation dans une autre région par exemple.

Tendance : maison neuve

Françoise Boissonneault remarque aussi que l'intérêt pour l'achat de maisons neuves se poursuit. « Les jeunes veulent acheter des résidences neuves, ils ne veulent pas des maisons usagées. C'est presqu'une mode! »

Cette tendance combinée à l'arrivée à la retraite des baby-boomers accentue le ralentissement immobilier à son avis. Avec le vieillissement de la population, il y aurait effectivement un nombre grandissant de personnes qui désirent vendre leur propriété pour mener à bien d'autres projets.

La bonne nouvelle est que d'ici 10 ans, les spécialistes immobiliers prévoient que plusieurs belles propriétés, en bordure des lacs par exemple, deviendront plus accessibles aux plus jeunes.

Gestion du développement immobilier

De son côté, le conseiller municipal indépendant de Saguenay Simon-Olivier Côté se dit préoccupé par la multiplication des nouveaux quartiers.

Sans aller jusqu'à vouloir freiner le développement, il croit que la Ville devrait mieux gérer l'ajout de nouveaux terrains pour les constructions neuves.

« Je vous dirais que ce n'est pas une idée qui est très bien reçue quand j'en parle. Souvent ce qu'on me dit, c'est qu'on veut faire croître la ville, alors pourquoi on arrêterait le développement? » déplore-t-il.

Une position que le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne partage effectivement pas. S'il admet que la valeur des résidences risque d'être affectée par le contexte économique difficile, il estime aussi qu'il n'appartient pas à la Ville de restreindre le marché immobilier.

« Si ça ne va pas bien dans le domaine résidentiel, ce sont les banques qui vont payer, ajoute-t-il. Ce n'est pas le maire qui va gérer les finances des citoyens, ce n'est pas ma job. Si quelqu'un arrive ici et qu'il veut ouvrir une rue et qu'il veut mettre 10 terrains, on va lui permettre si ça répond aux règles. »

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