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Policiers et manifestants : l’importance de la neutralité chez les forces de l’ordre

Manifestations, contre-manifestations, c'est de plus de plus le scénario observé lorsque des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche sortent en public. Alors que les policiers sont sur le terrain, au coeur de l'action, les porte-paroles doivent user de prudence dans leurs communications.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières

Cellules comme la Meute, militants antifascistes… pas question de prendre parti ou d'aider un groupe à redorer son image, de dire Ian Lafrenière, président du Regroupement des communicateurs d’urgence et porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.

« C'est des groupes qui utilisent beaucoup les services de police pour leur image. De dire qu'ils travaillent avec nous, de dire qu'on est au courant, qu'ils nous ont donné leur itinéraire… C'est ce qu'on a dit ce matin à nos communicateurs : d'être prudent dans tout ça. »

Une centaine de communicateurs d'urgence de partout au Québec ont entendu ce message mercredi matin. Ils sont tous réunis le temps de leur formation annuelle sur une foule de sujets, dont la radicalisation.

Pour le président du regroupement, les communicateurs doivent garder en tête la neutralité de leur organisation.

« C’est important de ne pas se faire embarquer dans des idéologies ou de se faire dire : "on sait bien, eux autres, ils respectent les autorités, donc, c'est bien". [Mais] pas du tout, on est neutre. On veut que les gens puissent manifester », précise Ian Lafrenière.

Comprendre

À la veille du sommet du G7, qui se tiendra dans Charlevoix et qui mobilisera des milliers de policiers de tout le Québec, comprendre le fonctionnement des manifestants d'extrême gauche et d'extrême droite donne des outils importants à la Sécurité publique de la Ville de Saguenay.

Des corps de police ont quant à eux carrément établi une stratégie contre la radicalisation.

C’est le cas à Laval où la police a mis sur pied un plan bien précis. Il d’ailleurs pu servir au lendemain de l'attentat à la mosquée de Québec afin de rassurer la population lavalloise.

« On a pu mettre en place les différentes actions qui avaient été réfléchies dans ce plan de stratégie lavalloise, dont aller rencontrer les gens des mosquées, dont informer nos policiers aussi sur le terrain », explique la lieutenante aux affaires publiques Geneviève Villemure.

Comme la police de Laval, de nombreux corps de police du Québec veulent tisser des liens dans leur communauté dans le but de lutter contre la radicalisation, tout en permettant les débats d'idées.

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