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Portrait de candidat : Denis Lebel défend le bilan conservateur

« On me parle des inquiétudes économiques, de pain et de beurre et bien sûr depuis quelques jours, on me parle du niqab », raconte le député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean et candidat conservateur, Denis Lebel, quand on lui demande quelles sont les préoccupations des électeurs de sa circonscription.

Un texte de Chantale Desbiens

En entrevue à l'émission Café, boulot, Dodo, Denis Lebel reconnaît que la position du Parti conservateur sur le port du niqab lors de la prestation de serment de citoyenneté vient donner un coup de pouce à la campagne conservatrice, comme le laisse entendre un sondage Ekos publié dans le quotidien La Presse, qui place les conservateurs en tête des intentions de vote au Canada avec 35 % des appuis.

« J'ai assez d'expérience en politique pour savoir que les sondages vont et viennent, affirme tout de même M. Lebel. L'essentiel, c'est le 19 octobre, et je ne commente jamais les sondages, qu'ils soient positifs ou plus difficiles. L'essentiel, c'est que les gens reçoivent le message, qu'on continue à travailler sur le terrain. »

Le candidat dans la circonscription de Lac-Saint-Jean soutient que le Parti conservateur n'a pas fait de la question du niqab un enjeu électoral, mais que la décision de la Cour d'appel fédérale invalidant la directive administrative visant à interdire aux femmes de prêter serment en étant voilées l'avait placé au coeur de la campagne.

« Ça permet aux gens de voir que le NPD de M. Mulcair et que les libéraux de M. Trudeau, eux, sont en désaccord avec la position que la majorité des Canadiens et Canadiennes et surtout Québécois et Québécoises ont sur le niqab », ajoute-t-il.

L'appui de la FTQ au NPD critiqué

Par ailleurs, le député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean soutient que ce n'est pas la première fois que la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) mène une campagne contre lui. « La FTQ est venue dans les camps forestiers, a visité les gens, a essayé de faire ça dans le passé. Ce n'est pas du nouveau pour moi. Ce qui est nouveau, c'est la coalition connue et reconnue, affirme-t-il. Qui paie les dépenses, est-ce qu'elles sont comptabilisées dans les dépenses électorales? »

Denis Lebel critique d'ailleurs les positions de la centrale syndicale, qui a donné son appui aux trois candidats du Nouveau Parti démocratique au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « La FTQ est sur la même tribune que Greenpeace pour dire qu'il faut battre les conservateurs, dit-il. Par après, Greenpeace dit qu'il faut arrêter l'exploitation de la forêt boréale. M. Mulcair dit que la forêt boréale est en péril et les syndicats supportent le NPD. Moi je dis que ce qui est en péril, ce sont les travailleurs forestiers. »

Lorsqu'on lui a posé des questions sur les coupes à Postes Canada et Radio-Canada, le candidat conservateur dans Lac-Saint-Jean a répondu que le gouvernement de Stephen Harper avait baissé les impôts et les taxes des citoyens et qu'il avait fallu faire des choix pour équilibrer le budget. « On a demandé à tout le monde au Canada, tous les ministères, toutes les organisations et les sociétés de la Couronne de trouver 10 % d'économies », conclut M. Lebel.

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