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Portrait des services de soutien à domicile au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Selon un rapport de l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), le Saguenay-Lac-Saint-Jean se classe à l'avant-dernier rang des régions du Québec pour les services de soutien à domicile destinés aux personnes handicapées et âgées.

L'analyse de l'OPHQ porte sur les cinq premières années de la politique de maintien à domicile du gouvernement du Québec, soit de 2009 à 2014.

Quelques bonnes notes

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean s'y classe plutôt bien pour ce qui est de l'augmentation des heures de services consacrées au maintien à domicile.

Le nombre d'heures de service par personne identifiée comme ayant des besoins à ce niveau est passé de 20,9 heures en 2009-2010 à 27,2 heures en 2014-2015, soit une hausse de 30,2 %.

La répartition de cette augmentation montre que ce sont les personnes vivant avec une déficience intellectuelle qui ont vu les heures de services augmenter de 152 % en cinq ans, très loin devant les personnes avec un handicap physique ou même les personnes âgées qui ont tout de même bénéficié d'une hausse considérable.

Piètre figure

Ces augmentations cachent cependant le fait que la région était encore à l'avant-dernier rang québécois en matière de soins à domicile en 2014. Selon la directrice du Groupement des organismes de personnes handicapées du Saguenay, Francine Gagnon, cette situation ne se serait pas améliorée avec la création du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

« Ça a changé tellement que les personnes handicapées qui avaient besoin de quatre heures et moins de services à domicile par semaine se sont fait couper ces quatre heures-là presque systématiquement, sauf exception », mentionne Mme Gagnon.

Elle rappelle que ces quatre heures de soutien perdues peuvent faire toute la différence pour les personnes concernées.

Le CIUSSS s'explique

Au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, on assure que le soutien à domicile demeure une priorité et que les budgets suivent, malgré la décision de retirer les services pour une partie de la clientèle.

« On veut s’assurer que les services qui sont donnés vont permettre de garder la personne à domicile. Donc, c'est notre critère de base, explique la porte-parole du CIUSSS, Joëlle Savard. Si le maintien à domicile est assuré sans ce service-là, ça se peut effectivement qu'on revoie le besoin pour pouvoir offrir un plus grand nombre d'heures à un plus grand nombre de personnes. »

Les organismes qui travaillent auprès des personnes handicapées craignent cette façon de voir les choses. Ils s’inquiètent aussi de nouvelles compressions dans les services à domicile, ce que dément la porte-parole du CIUSSS.

D'après le reportage de Denis Lapierre

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