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Pourquoi autant de fausses alertes sur le territoire de Saguenay?

Paranoïa? Doute raisonnable? Qu'est-ce qui explique le nombre grandissant de dénonciations sur le territoire de Saguenay. En un mois, quatre opérations policières d'envergure ont été déclenchées en raison d'informations provenant du public. Elles se sont toutes avérées être de fausses alertes.

Opérations policières majeures :

  • 12 janvier 2017 : un adolescent rôdant autour de la polyvalente des Grandes-Marées dans l’arrondissement de La Baie est aperçu avec une arme jouet à la main.
  • 19 janvier 2017 : un joggeur sème l'inquiétude dans une école primaire de Saint-Fulgence.
  • 10 février 2017 : un patient en psychiatrie de l'hôpital de Chicoutimi est arrêté. Son médecin le croyait équipé d'une ceinture explosive.
  • 16 février 2017 : un homme portant un couteau à la ceinture déclenche un autre vent de panique à l’hôpital de Chicoutimi.

Tous ces événements étaient finalement non fondés. Ils ont tout de même suscité d'importants déploiements policiers.

Médiatisation

Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, croit que la médiatisation d’événements du genre partout sur la planète a un impact et incite les gens à être aux aguets.

À chaque fois, on se doit d’intervenir et d’aller au fond de chaque histoire.

Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay

Selon le psychologue Louis Legault, ce type d'intervention sera de plus en plus fréquent. Il croit aussi que les citoyens sont davantage vigilants. « Ce qu'on est en train de voir, c'est ce qui va devenir un peu la norme », affirme-t-il.

Les gens sont nerveux, les gens sont suspicieux, les gens font attention, les gens sont aux aguets et dès qu'on voit quelque chose, on se fait dire de le dénoncer.

Louis Legault, psychologue

Le rôle des médias sociaux

Les médias sociaux jouent aussi un rôle important dans la diffusion de la nouvelle.

« C'est sûr que c'est très utile quand on veut partager de l'information rapidement, explique la consultante web Jessica Prescott. Par contre, l'effet pervers, c’est qu’on se fait une idée rapidement de la situation avec les premières informations. »

Au cours des dernières années, les corps de polices ont même dû revoir leur façon de travailler. Des formations supplémentaires sur les interventions à haut risque sont maintenant données aux policiers.

D'après le reportage de Jessica Blackburn

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