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Poursuite de 425 000 $ contre la conseillère Christine Boivin

Le Camping Jonquière et son directeur général Richard Brabant réclament 425 000 $ à la conseillère de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Christine Boivin, pour diffamation et atteinte à la réputation.

La poursuite a été déposée à la Cour supérieure du Québec, mercredi.

Richard Brabant affirme que la conseillère municipale a mené une campagne de salissage contre lui à partir de la campagne électorale de 2013. Il affrontait alors Christine Boivin dans le secteur du Lac-Kénogami durant cette élection.

Dans la requête, Richard Brabant affirme que Christine Boivin se serait dirigée vers lui après avoir pris connaissance du résultat du scrutin et lui aurait dit : « tu ne croiras pas à ça, je vais te salir par tous les moyens possibles ».

Il indique également que la conseillère « colportait impunément à haute voix un message fielleux, calomnieux et outrancier à qui voulait bien l'entendre contre les demandeurs ».

La conseillère avait demandé la destitution de Richard Brabant et la mise en tutelle du camping.

« Poser des questions, c'est correct. Mais avant de faire ça, il faut s'assurer de la véracité des allégations qu'on avance, soutient l'avocat de Richard Brabant, Bruno Cantin. Si on ne le fait pas, on ouvre la porte à des poursuites en dommages et intérêts pour atteinte à des réputations. Les propos de madame étaient d'une telle vigueur et d'un tel acharnement que ça justifie également l'octroi de dommages et intérêts punitifs. »

M. Brabant demande un montant de 275 000 $ pour atteinte à sa réputation, pour les préjudices moraux et psychologiques qu'il a subis. Le montant réclamé par le Camping Jonquière s'élève à 150 000 $.

Richard Brabant affirme que le camping aurait perdu une subvention de 180 000 $ d'Investissement Québec à cause des propos de la conseillère.

La conseillère réagit

Christine Boivin a appris le dépôt de la poursuite par les médias. Dans un communiqué, elle se dit victime d'une poursuite-bâillon visant à l'empêcher de demander des comptes sur la gestion du camping Jonquière, une corporation, dit-elle, qui reçoit plus d'un million de dollars de la Ville. Elle affirme avoir agi « avec rigueur et probité pour défendre les intérêts des contribuables de Saguenay ». 

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