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Problèmes rénaux chez certains jeunes vaccinés contre la méningite

Quatre enfants du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont développé des problèmes rénaux après avoir reçu le vaccin contre le méningocoque de type B en mai 2014.

Durant cette période, 56 000 enfants de la région étaient visés par la campagne de vaccination contre la méningite.

Puisqu’un nouveau vaccin, le Bexsero, a été utilisé durant cette campagne de vaccination, une surveillance active a été réalisée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Les données recueillies et l’enquête épidémiologique déclenchée par la suite ont révélé que quatre personnes souffraient du syndrome néphrotique.

« Le syndrome néphrotique c’est une maladie du rein qui laisse passer des protéines dans l’urine. Donc, le sang va se ramasser avec une quantité de protéines beaucoup plus faible et ça va amener le patient à avoir des gonflements un peu partout », a expliqué Gaston De Serre, médecin épidémiologiste à l’INSPQ.

Trois des quatre patients ont complètement guéri. Le quatrième doit toujours prendre des traitements pour empêcher les récidives.

Le syndrome néphrotique s'estompe généralement à l'adolescence.

Actuellement, aucune donnée n’indique que les jeunes auront des atteintes rénales permanentes.

Le vaccin en cause?

L’étude ne permet pas de conclure que le vaccin est à l’origine du syndrome.

« Actuellement, on ne peut pas dire que le vaccin a causé ça. Par exemple, au Saguenay-Lac-Saint-Jean quand on regarde le nombre d’hospitalisations pour le syndrome néphrotique pour les années qui ont précédé la campagne de vaccination, entre 2006 et 2007, il y a eu cinq cas qui sont arrivés chez les adolescents de la région. Il n’y avait pas de campagne de vaccination à ce moment-là et d’avoir 5 cas en 18 mois, c’est quelque chose qui est plus grand que d’habitude », ajoute Gaston De Serre.

Le chercheur juge néanmoins que ces cas constituent un signal préoccupant, c'est pourquoi il lance cet appel à la communauté scientifique mondiale.

Ce dernier soutient que le vaccin Bexsero est encore la meilleure option en cas d'éclosion de méningocoque de type B.

L’entreprise qui a développé le vaccin, GlaxoSmithKline, a pris connaissance du rapport de l’Institut national de santé publique du Québec.

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