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Procès de Jean-Philippe Blanchette : « la collision est due à un facteur humain seulement »

Un expert en reconstitution conclut que la collision dans lequel a péri Kathleen Haché-Binette dans la soirée du 15 août 2014 à Chicoutimi est « due à un facteur humain seulement ».

Un texte de Gilles Munger

La Couronne a complété sa preuve, jeudi, au palais de justice de Chicoutimi dans le cadre du procès de Jean-Philippe Blanchette. Ce résident de Chicoutimi est accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse ayant causé la mort de sa conjointe.

Lors de l'accident, son Jeep avait fait un ou plusieurs tonneaux au fond d'une décharge de vieux béton dans un secteur hors route de Chicoutimi.

L'expert en reconstitution Pierre Girard a indiqué que le véhicule de Jean-Philippe Blanchette a dégringolé une pente de 68 %, soit trois fois plus abrupte que la côte Saint-Anne, sur une distance d'une dizaine de mètres. Il n'a vu aucune trace de freinage en haut de la pente alors que les phares du véhicule auraient dû permettre à l'accusé de voir la cime des arbres, ce qui aurait dû l'alerter du danger imminent.

En contre-interrogatoire, l'expert a indiqué qu'il n'est pas en mesure de dire combien de tonneaux le véhicule a fait dans sa chute. Il a aussi répété que le Jeep allait à une vitesse constante et normale avant de s'engager dans le ravin. « Il n'y a pas d'indice qui me permette de dire qu'il est parti en fou », a-t-il dit.

Pierre Girard a par ailleurs indiqué que c'est une pièce attachée à la cage de protection du Jeep qui a causé la blessure à la tête de Kathleen Haché-Binette.

Le procès de Jean-Philippe Blanchette est suspendu jusqu'à lundi. La défense commencera alors à faire entendre ses témoins.

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