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Produits forestiers Résolu : des syndiqués doutent de la bonne foi de Richard Garneau 

Les travailleurs syndiqués des usines à papier de Kénogami et Dolbeau-Mistassini de Produits forestiers Résolu (PFR) sont divisés quant au portrait de l'avenir des usines de l'entreprise qu'a dépeint le président-directeur général, Richard Garneau, devant une trentaine de maires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Jeudi dernier, M. Garneau a exposé la situation précaire dans laquelle se trouvent les usines à papier de Dolbeau-Mistassini et Kénogami, de même que les scieries lors d'une rencontre à Saint-Félicien. Il a menacé de fermer des usines si la diminution des commandes se poursuit à cause des menaces de Greenpeace sur les clients de l'entreprise. La surtaxe de 17,87 % à 20,18 % pour l'importation de papier surcalandré que le département américain du Commerce a décidé d'imposer à Résolu est aussi évoquée par le grand patron de la multinationale.

Si les jeunes travailleurs de l'usine Kénogami sont inquiets devant les propos de Richard Garneau, les plus âgés doutent de sa bonne foi.

« C'est dur à suivre pour nous, souligne le président du syndicat, Pierre Thériault. On se demande jusqu'à quel point la menace est réelle. On garde toujours l'objectif de demeurer vigilant. »

Pierre Thériault admet que la diminution des commandes est inévitable dans un contexte où la demande de papier surcalandré, comme celui fabriqué aux usines Kénogami et Dolbeau-Mistassini, diminue de 8 % à 10 % par année. Mais il croit aussi que Richard Garneau ne dit pas tout.

Craintes à Dolbeau-Mistassini

À Dolbeau-Mistassini, le président du syndicat de la papeterie, Pascal Cloutier, affirme que les travailleurs sont très inquiets.

Ils approuvent les propos de Richard Garneau et interpellent les gouvernements pour qu'il redresse la situation afin de sauver les emplois.

Avec les informations de Dominique Rivard

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