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Quand l’improvisation est une histoire de famille

Dans les familles Dufour, Gravel et Laprise, l'improvisation relie toutes les générations. De père en fils et filles, la passion se perpétue sous les couleurs des Zigzorniff's.

Un reportage de Catherine Paradis

Ils se sont retrouvés, comme bien d'autres familles du Québec, pour une 23e édition de l'Événement culturel à Saguenay.

Thomas et Émile Dufour sont presque nés sur une patinoire d'improvisation. Leur père, Dominic Dufour, est tombé dedans au début de l'adolescence et depuis, il est un inconditionnel.

« Je ne les ai pas forcés, mais je trouve ça intéressant qu'ils fassent ce choix-là, parce que je sais ce que ça peut leur apporter dans la vie. » - Dominic Dufour




« Ça crée des liens. Tu sais les jeunes s'éloignent de leur parent, puis moi à cause de l'impro, je crée des liens avec mon père. » - Thomas Dufour

« C'est une histoire de famille, alors je continue ce qu'ils ont commencé. » - Émile Dufour

Christopher Gravel a aussi baigné dans l'improvisation dès son jeune âge. Son père Martin a commencé à en faire au secondaire pour vaincre sa gêne. Des années plus tard, voilà que son fils suit sa trace.

« Je trouve ça vraiment le fun qu'on ait notre propre équipe puis qu'on soit la relève de nos parents. Au début j'avais plus de misère, j'étais plus gêné. Ça m'a permis de connaître des gens dans l'improvisation, de me développer une belle chimie et là, on est full ami, vraiment. » - Christopher Gravel

« On dirait qu'en tant qu'adulte, on est plus rationnel. Je me retrouve en lui. Il a une idée, il y va, il ne pense pas au jugement des autres. Du moment où il est sur la patinoire, il décolle. » - Martin Gravel

Après une longue pause depuis le secondaire, Christian Laprise s'est remis à l'improvisation il y a cinq ans, à Dolbeau-Mistassini où il habite. Et puisqu'il ne fait pas les choses à moitié, il a entraîné sa fille Léa avec lui.

« L'impro c'est sans filet, c'est dépasser ses limites, c'est se mettre en danger tout le temps, c'est intéressant pour eux, ça leur apprend de belles choses. » - Christian Laprise

« Je veux continuer à venir dans les tournois quand je vais être plus vieille, puis transmettre ça à mes enfants. » - Léa Laprise

Au final, les équipes Les peaux lisses d'Alma et Lalig de Montréal ont été couronnées grandes gagnantes junior et sénior de la 23e édition de l'Événement culturel au Patro de Jonquière.

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