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Quatre témoins défilent au procès de Jean-Philippe Blanchette

Quatre témoins se sont présentés devant le tribunal mercredi au procès du Saguenéen Jean-Philippe Blanchette. L'homme est accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse ayant causé la mort de sa conjointe.

Un texte de Gilles Munger

Le procès devant jury en est à sa deuxième journée d’audience au palais de justice de Chicoutimi.

En état d'ébriété

L’avocat de l’accusé de 36 ans a d’abord accepté le dépôt du certificat du test d'alcoolémie à 142 mg d'alcool par 100 ml de sang, alors que la limite légale est de 80 mg. Ce faisant, il a admis que son client avait les facultés affaiblies lors de l'accident, le 15 août 2014, mais refuse toujours d'admettre que c’est ce qui a causé la mort de la victime.

La toxicologue judiciaire Geneviève Huppé est venue préciser au jury qu'à un tel taux, un conducteur présente 20 fois plus de risque d'accident que quelqu'un qui n'aurait pas bu. Elle a précisé que peu importe la supposée tolérance à l'alcool d'un individu, ses capacités de juger de la configuration d'un terrain et sa vision, surtout de nuit, sont fortement altérées.

Reconstitution de l'accident

L'expert en reconstitution d'accidents de la Sécurité publique de Saguenay, Pierre Girard, a confirmé que Jean-Philippe Blanchette et Kathleen Haché-Binette étaient à bord du Jeep sans être attachés lors de l'accident. Celui-ci s'est produit sur un terrain appartenant à la Ville de Saguenay et utilisé comme dépôt de matériaux secs.

M. Girard a indiqué que le Jeep circulait à vitesse normale et qu'il n'avait pas freiné au moment de plonger dans le ravin où Kathleen Haché-Binette a trouvé la mort.

Fracture du crâne

À la barre, la médecin Marlène Landry a raconté avoir constaté le décès de Kathleen Haché-Binette à l'hôpital de Chicoutimi dans la soirée du 15 août 2014. Elle est formelle : c’est une fracture du crâne qui a causé la mort de la jeune femme. La médecin ajoute que le corps de la victime ne présentait aucune autre blessure majeure.

Le procès de Jean-Philippe Blanchette doit reprendre jeudi.

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