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Québec donne le feu vert au projet de minicentrale de la Onzième Chute au Lac-Saint-Jean

Québec donne finalement son accord au projet de minicentrale de la Onzième chute, sur la rivière Mistassini, qui avait été annulé en février 2013 par le gouvernement du Parti québécois, en même temps que cinq autres projets de petites centrales hydroélectriques.

Le projet est mené par la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, dont font partie les municipalités régionales de comté (MRC) Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine, les municipalités de Girardville et de Notre-Dame-de-Lorette, ainsi que la communauté autochtone de Mashteuiatsh. Le promoteur affirme que l'annonce de Québec représente « une étape significative qui permettra de donner le coup d'envoi aux travaux dans les meilleurs délais ».

Plus de 100 M$ en retombées

La Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean souhaite construire, sur la rivière Mistassini, d'un seuil déversant, d'une prise d'eau et d'une centrale hydroélectrique au fil de l'eau d'environ 18,3 mégawatts.

Le promoteur évalue les retombées économiques régionales à près de 108,4 millions de dollars pendant la période de construction, et à 39,8 millions de dollars lors des 25 premières années d'exploitation.

Dans un communiqué annonçant l'accord du gouvernement, le premier ministre Philippe Couillard affirme que le projet de minicentrale de la Onzième Chute sera bénéfique pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La municipalité régionale de comté (MRC) Maria-Chapdelaine, où sera construite la minicentrale, accueille la confirmation du projet avec enthousiasme. « Je pense que c'est une bonne nouvelle pour tout le milieu parce que ces projets, il faut se rappeler que ce sont des leviers de développement économique », soutient le préfet Jean-Pierre Boivin.

Améliorations prévues

Dans son rapport déposé au terme d'audiences publiques menées en janvier et février dernier, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avait réclamé diverses améliorations au projet de minicentrale, dont une meilleure reddition de compte, des mesures de protection des frayères et un suivi des retombées économiques.

Ainsi, la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean s'est engagée à réaliser le suivi des caractéristiques et de l'utilisation de la frayère à doré jaune et à meunier, celui de l'habitat du poisson, de la végétation terrestre et riveraine, celui des aménagements du parc écotouristique et celui du débit esthétique de la chute.

Le promoteur effectuera également un suivi du comportement des glaces sur le plan des ouvrages, notamment en ce qui concerne l'évacuateur de crues.

De plus, il réalisera un programme de suivi des retombées économiques pendant les phases de construction et d'exploitation pour permettre aux citoyens d'en prendre connaissance périodiquement. Il mettra aussi en œuvre un programme de suivi environnemental dans les milieux humides riverains en amont du projet.

« Les mesures d'atténuation prévues, les engagements pris par la Société dans le cadre de la procédure d'évaluation environnementale, notamment pour donner suite au rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et les conditions du décret rendent le projet d'aménagement acceptable sur le plan environnemental », affirme le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel.

Des travaux de déboisement et d'aménagement du site du chantier devraient s'amorcer au cours des prochaines semaines.

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