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Québec Issime ajoute des fous à « sa gang »

« C'est l'histoire d'une gang de fous », clame la chanson qui lance le spectacle musical de la troupe Québec Issime. C'est encore plus vrai aujourd'hui, alors que les acrobates des Fous du roi viennent les rejoindre dans l'église Saint-Jacques d'Arvida.

L’histoire est particulière puisque les troupes avaient toutes deux tenté, il y a cinq ans, de mettre la main sur ce bâtiment, une des nombreuses églises désacralisées ces dernières années. C’est finalement Québec Issime qui l’avait emporté, laissant les Fous du roi sans endroit pour développer leur projet d’école de cirque.

« Il n’y a pas eu de malaise », assure le producteur de Québec Issime, Robert Doré. « C’est certain qu’ils étaient déçus et avec raison. Ils avaient un beau projet, mais un moment donné c’est toujours une question d’argent. »

Le rapprochement est survenu lorsque le fils de Robert Doré, Frédéric, a décidé de suivre des cours de jonglerie… avec les Fous du roi.

Ce contact a permis de sensibiliser le producteur à la situation de la troupe circassienne, qui venait d’être évincée d’une autre église, vendue à un groupe qui y aménagera une école d’escalade.

« On a eu un court laps de temps pour quitter les lieux », rappelle Luc Laroche, directeur général des Fous du roi. « On se retrouvait à tout entreposer notre matériel et à reporter notre période d’entraînement ».

Cette entente, qui demeure toutefois temporaire, permet aux acrobates d’avoir un pied à terre pour la période estivale, mais l’aménagement ne permet pas un partage à long terme des locaux avec Québec Issime.

« La hauteur nous limite parce que nous, on a des structures aériennes », admet Luc Laroche.

Robert Doré, de son côté, se dit prêt à envisager des aménagements, à condition d’avoir du soutien financier pour le faire. « C’est toujours une question d’argent », conclut-il.

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