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Québec paierait moins cher l’échange d’électricité avec Rio Tinto en cas de conflit de travail 

Les tarifs d'échange d'électricité de Rio Tinto lors d'un conflit de travail seraient revus à la baisse dans une nouvelle entente que prévoit déposer prochainement le gouvernement du Québec.

Le premier ministre Philippe Couillard a indiqué, en entrevue à la station de radio Planète de Roberval, que le prix d'achat de l'électricité serait « considérablement inférieur » et que l'entreprise « n'aura plus de bénéfices substantiels à vendre son électricité ».

Le premier ministre précise que le ministre de l'Énergie, Pierre Arcand, discute du dossier avec Rio Tinto à ce sujet.

Réactions prudentes

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a été l'un des premiers à sonner l'alarme durant le lock-out à l'aluminerie d'Alma au sujet de la vente des surplus d'électricité de Rio Tinto. Il affirme toutefois qu'il reste encore plusieurs détails à éclaircir.

« Le premier ministre a pris l'engagement qu'on reverrait les ententes, mais avant de conclure trop rapidement, on va d'abord demander au premier ministre de s'expliquer et de dire concrètement ce que ça veut dire », insiste-t-il.

Le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA-Métallos), Alexandre Fréchette, fait aussi preuve de prudence devant les déclarations du premier ministre. « Ce qui est intéressant à première vue, c'est que M. Couillard dit que ce n'est pas le genre d'entente qui favorise des ententes de convention collective. Quand une des parties a cette clause-là dans sa poche arrière et se présente à la table de négociation, ce n'est pas de nature à favoriser des ententes, c'est bien clair », souligne-t-il.

Pendant le lock-out de 2012 à l'usine Alma, Hydro-Québec a payé 148 millions de dollars à Rio Tinto pour racheter ses surplus d'électricité.

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