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Récréations prolongées : les enseignants doivent cesser leur moyen de pression

La Commission des relations du travail (CRT) ordonne aux enseignants de mettre un terme aux moyens de pression qui visent à prolonger la durée des récréations.

Depuis la rentrée, elles étaient plus longues de dix minutes dans certaines écoles de Saguenay et ailleurs au Québec afin d'accentuer la pression dans les négociations avec le gouvernement.

À la Commission scolaire des Rives-duSaguenay, les récréations étaient prolongées tous les mardis et jeudis, alors qu'à la Commission scolaire de la Jonquière, le moyen de pression se répétait quatre fois par semaine.

Dans sa décision, la CRT estime qu'en réduisant le temps de cours jusqu'à 40 minutes par semaine, les enseignants contreviennent à la Loi sur l'instruction publique. La Commission rappelle que « le régime pédagogique exige que les élèves du primaire et du secondaire reçoivent un minimum de 25 heures de services éducatifs par semaine ».

Elle évalue que les élèves ont reçu près de six heures de moins d'enseignement depuis la rentrée scolaire, une perte suffisamment importante pour conclure qu'elle porte préjudice au service d'éducation.

Réaction syndicale

La Commission ordonne à la Fédération des syndicats de l'enseignement de prendre les mesures nécessaires pour les enseignants fournissement leur prestation normale de travail.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière, Nicole Émond, assure que ses membres vont se soumettre à la décision.

Elle affirme que la prolongation des récréations avait fait son temps comme moyen de pression dans l'actuelle négociation. Elle n'est toutefois pas en accord avec l'analyse de la Commission des relations du travail.

« Il y avait d'autres habiletés, d'autres capacités, d'autres compétences qui étaient développées durant ces récréations prolongées. Pensons à toutes les relations maîtres-élèves, pensons à toutes les relations élèves, donc pour nous, il n'y a pas de temps de perdu », souligne Mme Émond, qui assure que ses membres vont se soumettre à la décision.

La plainte a été déposée par le Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones (CPNCF) et la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

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