Remac est forcé de fermer ses portes après 29 ans d'existence. L'entreprise qui employait jusqu'à 80 personnes est officiellement en faillite.

Un des créanciers garantis, Intact Assurance, a refusé la proposition déposée par l'équipementier de l'arrondissement de Jonquière lors de l'assemblée des créanciers, mercredi. Intact Assurance a aussi présenté une nouvelle réclamation de 700 000 $.

« Les créanciers avaient voté massivement pour la proposition, mais Intact Assurance et un autre créancier, qui était là pour des créances de plus de 1 million, ont voté contre la proposition ce qui a entraîné directement la faillite », précise le syndic de faillite José Roberge.

Difficultés lors d'un contrat à Saint-Eustache

Remac a subi d'importantes pertes au cours de la dernière année lors de la réalisation d'un contrat de rénovation du pont Corbeil, à Saint-Eustache.

Plusieurs imprévus sont survenus sur le chantier, dont la découverte de problèmes dans la structure du pont et d'irrégularités, et Remac a dû effectuer des travaux supplémentaires et assumer un dépassement de coûts de 1 million de dollars.

Une main tendue, puis retirée

En juin, Intact Assurance a permis à Remac d'éviter la faillite en lui accordant un montant de 1,5 million de dollars temporairement pour lui permettre de terminer les travaux à Saint-Eustache.

Aujourd'hui, en plus de refuser la proposition de Remac et de lui réclamer 700 000 $, la compagnie d'assurance a décidé de poursuivre André Poulin pour plus de 3 millions de dollars au civil.

Le président-directeur général de Remac pourrait contester la réclamation d'Intact Assurance pour sortir son entreprise de la faillite. André Poulin se donne quelques jours pour y réfléchir et n'écarte pas l'idée de lancer une nouvelle entreprise.

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