Produits forestiers Résolu (PFR) intente une poursuite en diffamation contre Greenpeace et l'organisme STAND, autrefois connu sous le nom de Forest Ethics.

L'entreprise accuse ces organisations de manoeuvres frauduleuses, de violations de marques de commerce, de diffamation et d'ingérence en vertu des lois de l'État de la Georgie, aux États-Unis, où la poursuite a été déposée.

Ces démarches judiciaires découlent directement de la vaste campagne menée par Greenpeace dans laquelle l'organisme accuse Résolu de détruire la forêt boréale, de s'attaquer à des espèces menacées, comme le caribou, et d'appauvrir les nations autochtones.

L'avocat qui représente la compagnie, Me Peter Mendell, affirme que Résolu devait franchir cette étape pour protéger son entreprise et ses actionnaires.

« Après avoir tenté en vain pendant de nombreuses années de convaincre Greenpeace d'abandonner sa campagne, explique Me Mendell, elle n'avait d'autre choix que de se prévaloir des recours judiciaires à sa disposition aux États-Unis, où se trouvent bon nombre des participants et de cibles. »

Résolu entend réclamer des dommages-intérêts. Ceux-ci seront déterminés lors du procès. Résolu a demandé que le dossier soit entendu par un jury.

Greenpeace compte se défendre

Pour sa part, Greenpeace affirmait en fin de journée, mardi, ne pas avoir reçu officiellement les documents de la cour et préférait ne pas commenter.

Dans une déclaration qu'il a fait parvenir à Radio-Canada, le conseiller juridique principal de Greenpeace aux États-Unis, Tom Wetterer, indique que la mission de l'organisme, qui est de protéger l'environnement partout sur la planète, va se poursuivre. Il affirme que Greenpeace compte se défendre devant les tribunaux.

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