Le candidat conservateur à l'élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, a bien l'intention de rattraper le « temps perdu » depuis l'élection des libéraux le 19 octobre 2015 et particulièrement en matière de développement économique.

« Là, je rencontre des entreprises, je rencontre des gens du développement économique, je rencontre aussi des gens du communautaire et on s’aperçoit de plus en plus qu’il y a de l’insatisfaction et qu’il y a des dossiers qui traînent » a-t-il affirmé vendredi au terme d’une conférence de presse.

Il était d’ailleurs accompagné du chef des opérations d’Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, et du président de la fromagerie Boivin, Luc Boivin, assis avec lui à la table lors de la présentation de ses priorités économiques.

Pas étonnant donc que le projet de mine d’apatite du lac à Paul d’Arianne Phosphate fasse partie de ses priorités, particulièrement en ce qui a trait à l’aménagement d’un port de transbordement maritime du minerai à Sainte-Rose-du-Nord, travaux qui attendent l’approbation du gouvernement fédéral.

« Eux autres, ils ont besoin d’un terminal, et Pêches et Océans Canada ne sont pas capables de leur donner l’autorisation présentement et il n’y a pas beaucoup de réponses à ces gens-là », déplore le candidat conservateur, qui blâme le gouvernement fédéral.

Si l’absence d’un député dans la circonscription depuis la démission du libéral Denis Lemieux en novembre 2017 a joué un rôle, il croit aussi que l’actuel gouvernement de Justin Trudeau à Ottawa n’a pas démontré beaucoup d’intérêt pour les dossiers régionaux.

Il croit d’ailleurs qu’un député qui se retrouverait dans l’opposition pendant un an permettrait peut-être de faire bouger les choses tout en brassant la cage.

« Opposition ou pas opposition, on a des programmes bien définis que n’importe lequel député, s’il travaille son affaire, il va les avoir les aides financières », assure Richard Martel, visiblement agacé lorsqu’on évoque les difficultés inhérentes au travail d’un député de l’opposition.

Une présence non partisane

Le chef des opérations chez Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, a tenu à expliquer sa présence au côté du candidat conservateur.

« Nous, on rencontre tous les gens sympathiques à la cause », a précisé M. David, qui ajoute que la question du terminal maritime est cruciale à la réalisation du projet minier.

« Ça fait trois ans qu’avec la direction de Port Saguenay on travaille se dossier-là », a-t-il soutenu. « Et notre dossier sera complet le jour où Port Saguenay aura ces autorisations-là ».

Il entend d’ailleurs solliciter l’appui des autres candidats à l’élection partielle dans ce dossier.

De son côté, Luc Boivin accorde un appui sans équivoque à Richard Martel.

Il déplore l’ouverture à l’importation de 17 000 tonnes de fromage européen dans le cadre de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, de même que les retards dans la mise en place de mesures de soutien aux producteurs canadiens.

Luc Boivin rappelle que ces mesures, d’abord annoncées par le gouvernement conservateur, ont été réduites avec l’arrivée au pouvoir des libéraux. En plus, les producteurs les attendent toujours.

« C’est des aides qui sont rétroactives au 30 novembre 2016. On est rendu en 2018 et il n’y a toujours pas de réponses. Ça fait que c’est très difficile pour nous de se gouverner », déplore-t-il.

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