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Rio Tinto partagera les décisions concernant le lac Saint-Jean

Rio Tinto accepte de partager la prise de décisions entourant le lac Saint-Jean avec les MRC, la communauté innue de Mashteuiatsh et d'autres utilisateurs. Il s'agit d'un changement de cap dans le dossier de la gestion du niveau du lac.

Depuis 1922, Rio Tinto gère seule le niveau du plan d'eau. Plusieurs élus se réjouissent du changement.

« C’est sur l’aspect, effectivement, de pouvoir [...] faire respecter nos droits, les droits, les enjeux ainsi que les activités traditionnelles », explique la vice-chef des relations extérieures de Mashteuiatsh, Marjolaine Étienne.

Le premier ministre Philippe Couillard applaudit la signature de cette entente de gestion participative.

Cette dernière sera soumise au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui fera des recommandations à Québec au sujet du renouvellement du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean pour 10 ans.

Niveau du lac Saint-Jean

Rio Tinto et les MRC proposent déjà de maintenir le niveau du lac plus élevé en septembre pour prolonger la saison de navigation.

Plus tard à l’automne, le niveau serait ramené à 15 pieds et demi pour réduire l’érosion des berges en cas de tempête. Des tempêtes avaient d'ailleurs causé d'importants dommages en 2013.

Selon le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, il y a moins de dommages lorsque le lac est plus bas à l’automne.

Cette nouvelle gestion pourrait coûter environ 230 000 $ par année à Rio Tinto.

« Il va y avoir des pertes qui sont de l’ordre de 0,6 mégawatt par année », explique le directeur de la division Énergie électrique de Rio Tinto, Jean-François Gauthier.

Riverains furieux

Les Riverains du lac Saint-Jean 2000 et le groupe Riverains en colère déplorent que Rio Tinto conserve ses droits légaux. Ils dénoncent aussi que le niveau du lac pourra maintenant atteindre 17 pieds au printemps.

« C’est le printemps qui rentre le plus d’eau dans le lac. Quand même qu’on nous dira qu’il n’y a pas de problème, que le printemps, il n’y a pas de vents de tempête, mais il y a de bons vents », affirme Claude Duchesne de Riverains du lac Saint-Jean 2000.

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