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Saguenay 2017 : adhérer à un parti ou rester indépendant?

Être ou ne pas être dans un parti politique municipal? C'est la question que plusieurs se posent à un an des élections municipales à Saguenay. Les candidats potentiels sont actuellement sollicités par les deux formations politiques en place.

Un reportage de Mélissa Savoie-Soulières

Au cabinet de l'opposition de Saguenay, la préparation des élections est bel et bien entamée. L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) recrute.

« L'avantage d'être dans un parti, c'est qu'on a le temps ensemble de penser notre ville », estime la chef, Josée Néron.

Pour attirer les candidats, les partis ont plusieurs arguments : avoir un cabinet, faire partie d'une équipe et obtenir du financement.

« De la façon que le gouvernement a organisé ça, on serait fou de ne pas en profiter! », s'exclame la conseillère municipale du Parti des citoyens de Saguenay, Sylvie Gaudreault.

Même s'il a intégré le Parti des citoyens, le conseiller municipal Jacques Cleary est convaincu que les candidatures sont très importantes. « Les gens, moi je pense qu'ils votent surtout pour le candidat et non pour le parti politique », explique-t-il.

Selon lui, l'aspect financier d'une campagne électorale n'est pas un argument pour devenir membre d'un parti politique municipal.

La ligne de parti

Les deux partis municipaux de Saguenay courtisent les candidats potentiels, mais la ligne de parti en dérange certains. Julie Dufour et Carl Dufour ont tous les deux été approchés, mais ils ont choisi l'indépendance. Les conseillers municipaux préfèrent conserver leur liberté d'expression.

De son côté, l'ancien député fédéral Claude Patry se lancera en politique municipale. Celui qui a connu la ligne de deux formations politiques refuse d'être encore dans un parti.

L'avocat criminaliste Charles Cantin aura lui aussi son nom sur le bulletin de vote en 2017 à titre d'indépendant.

« On fait des pointages actuellement et, dans une proportion d'au moins 80-90 %, ça sera indépendant. Je pense qu'en ayant de bonnes relations et une bonne union avec certains conseillers indépendants, c'est encore mieux parce qu'on va avoir les coudées franches. On va avoir la liberté de choisir. Un parti politique, à ce moment-là, deviendrait une espèce de boulet », conclut-il.

Le Directeur général des élections du Québec autorise déjà les candidatures pour les prochaines élections municipales. Une fois autorisés, les candidats peuvent commencer à recueillir des dons pour leur financement.

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