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Saguenay critiqué pour l’absence de comédiens professionnels à une soirée d’Halloween

La comédienne Josée Gagnon déplore le fait que Diffusion Saguenay n'ait pas fait appel à des comédiens professionnels pour animer la soirée d'Halloween à la pyramide des Ha! Ha!

Celle qui est aussi vice-présidente du Conseil des arts de Saguenay et cofondatrice de l'organisme Clowns thérapeutiques Saguenay appuie l'idée, mais considère qu'il y a place à l'amélioration. Elle rappelle que la plupart des comédiens professionnels dans la région gagnent moins de 10 000 dollars par année, et que cette activité aurait pu les faire travailler davantage.

Un réflexe à développer 

En entrevue à L'heure de pointe, elle a mentionné trouver déplorable qu'aucun des 12 000 dollars dépensés pour ce projet dans l'arrondissement de La Baie ne soit allé dans la poche d'un comédien professionnel, la Ville ayant demandé à des bénévoles de se charger de l'animation.

Josée Gagnon croit que la Ville doit avoir le réflexe de faire appel à des comédiens professionnels au besoin, tout comme elle le fait pour d'autres spécialistes quand c'est nécessaire.

Josée Gagnon incite la Ville à se reprendre lors des prochaines éditions de l'événement. « On met une plus-value lorsqu'on engage des comédiens professionnels formés qui eux prendraient grand plaisir et mettraient leur professionnalisme à profit », mentionne-t-elle. 

Elle cite en exemple le Parc de la colline, où des comédiens professionnels sont responsables de l'animation du site.

« Si on veut conserver notre bac interdisciplinaire en art à l'université, il faut faire en sorte de faire travailler cette relève qui sort de l'école. Sinon, à quoi bon? », questionne-t-elle. 

Budget limité
Le conseiller municipal Luc Boivin dit comprendre les critiques de Josée Gagnon concernant la fête de l'Halloween hier soir à la pyramide des Ha! Ha!

Il explique qu'il avait d'abord contacté Vicky Côté de la troupe de théâtre À bout portant, mais qu'elle n'était pas disponible. Il précise aussi que le budget de l'organisation est limité à 11 000 $ et que l'argent a servi à confectionner les décors.

« Je sais que ce n'est pas facile d'œuvrer comme artiste en région et toutes les opportunités sont bonnes à ramasser quand on peut travailler et je comprends très bien ça, dit-il. Malheureusement, dans ce cas-ci, ça n'a pas été possible, mais ce n'est pas faute de volonté. »

Luc Boivin ajoute que les bénévoles n'étaient pas vraiment des comédiens, mais des figurants qui n'avaient aucun texte à apprendre. 

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