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Saguenay doit payer plus de 150 000 $ à l’entreprerise Unibec

La Ville de Saguenay vient d'être condamnée à payer plus de 150 000 $ à l'entrepreneur général Unibec de Dolbeau-Mistassini pour des travaux effectués en urgence à la veille du Festival forestier de Shipshaw, en 2013.

Le jugement a été rendu le trois octobre dernier par le juge Gratien Duchesne de la Cour supérieure.

Fil des événements

L'affaire remonte à mai 2013. Unibec en est à construire le centre multiservice de Shipshaw, lorsque la ville lui demande d'agrandir le stationnement et d'y installer un chapiteau. La ville s'attendait à une foule plus grande que prévu grâce à plusieurs gros noms du country, dont l'américain Dwight Yoakam.

Un mois plus tard, le 25 juin, Unibec présente une soumission de plus de 148 000 $ pour réaliser le projet. La surveillance du chantier est confiée à Gémel, une firme de génie-conseil de Saguenay. Le comité exécutif de la ville autorise les travaux le 11 juillet.

Le 5 août, Unibec constate qu'il faut rehausser le niveau du stationnement du site du festival, ce qui n'était pas prévu dans les plans. Luc Brassard, un employé de la ville de Saguenay, autorise alors l'entrepreneur de Dolbeau-Mistassini à transporter entre 600 et 700 camions de sable, y compris les fins de semaine pour terminer les travaux à temps.

Le stationnement sera asphalté le 29 août, une journée seulement avant le début du Festival forestier. Unibec réclame alors 150 000 $ supplémentaires à la ville pour payer les imprévus. La ville a refusé de verser l'argent en invoquant que c'est plutôt la firme Gémel qui avait autorisé les travaux, sans l'accord de la municipalité.

Jugement critique

Dans son jugement, Gratien Duchesne mentionne plutôt que le maire de Saguenay, Jean Tremblay, et l'ex-conseiller municipal de Shipshaw, Fabien Hovington, ont fait des pressions pour que les travaux soient accélérés.

Le magistrat écrit : « Saguenay a consenti verbalement aux travaux réalisés en urgence et sous pression. L'attitude de la ville, écrit-il, n'est pas imprégnée de la plus entière bonne foi. Si l'on y ajoute la pression politique et une bonne dose d'urgence, le mélange se transforme en procès. »

L'issue du procès blanchit donc la firme Gemel et condamne la Ville de Saguenay à verser plus de 150 000 $ à l'entrepreneur Unibec.

D'après les informations de Michel Gaudreau

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