Retour

Saguenay entérine le nouveau contrat de travail avec les cols blancs

Les 395 employés cols blancs de la Ville de Saguenay ont un nouveau contrat de travail de sept ans avec leur employeur.

Cette entente survient après deux ans de négociations. Une séance spéciale du conseil municipal de Saguenay a eu lieu jeudi midi pour adopter l'entente.

Les employés ont voté à 89 % pour le nouveau contrat de travail, mercredi. Celui-ci s'applique pour la période comprise entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2019.

Il prévoit des hausses salariales de 2 % pour chacune des sept années de l'entente, en plus d'un montant forfaitaire à la signature.

Des négociations cordiales

Même s'il a fallu trois ans après l'échéance de la convention collective pour conclure ces négociations, tant l'employeur que le syndicat ont souligné le caractère cordial des discussions.

« Il y a eu du donnant donnant et de la bonne collaboration de part et d'autre », a mentionné Jean-Yves Provencher, le président du Conseil du trésor de Saguenay.

Ce n'est pas la première fois que Saguenay conclut une entente de cette durée. La Ville avait fait de même avec ses pompiers.

L'adoption prochaine par Québec du projet de loi qui permettrait aux villes d'imposer un contrat de travail à ses employés en cas d'impasse n'a pas eu d'influence sur les négociations selon le président du syndicat SCFP, René Cloutier.

« Pour nous autres, ça n'a pas joué parce qu'on était avancé beaucoup dans ça, a-t-il expliqué. Tant pour l'employeur que pour le syndicat des cols blancs, on a toujours fait des ententes négociées, et c'en est encore une qui était négociée. »

Par ailleurs, Saguenay négocie toujours avec ses employés cols-bleus dont le contrat de travail est échu depuis un peu plus d'un an. Les conventions collectives des policiers et des pompiers viennent à échéance à la fin de l'année 2016.

Séance houleuse

Par ailleurs, la séance du conseil municipal qui se voulait brève a finalement été plus houleuse que prévu. Les relations tendues entre les élus de l'opposition et le reste du conseil ont marqué les débats.

Le conseiller Jean-Yves Provencher a déploré le ton de la lettre ouverte de la chef de l'Équipe du renouveau démocratique publiée dans le journal Le Quotidien, jeudi. Josée Néron y déplore la difficulté d'obtenir certains documents auprès de la Ville. Elle conclut son commentaire en parlant de « grande noirceur », une expression que n'a pas appréciée M. Provencher, président du Conseil du trésor.

« Parlez de grande noirceur en finance, quand je donne toutes les informations requises, quand les états financiers sont disponibles, les redditions de compte sont disponibles, les rencontres avec vous sont disponibles, les rencontres avec le conseil municipal sont disponibles, je n'embarque pas là-dedans et je ne le prends pas », a affirmé M. Provencher.

Plus d'articles