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Saguenay et Alma sollicitées pour accueillir la cryptomonnaie

Des entreprises privées ont approché les villes de Saguenay et d'Alma pour installer des serveurs à transiger des bitcoins. L'intérêt pour la cryptomonnaie ne cessant d'augmenter, les villes restent prudentes avant d'envisager son arrivée dans la région.

Un texte de Flavie Villeneuve, stagiaire

Les villes demeurent réticentes car elles veulent s’assurer des répercussions économiques. Elles doivent déterminer si les achats locaux valent les investissements requis pour accueillir ces entreprises.

Les bitcoins nécessitent l’installation d’immenses ordinateurs pour effectuer les transactions.

La porte-parole de la ville d’Alma, Audrey-Claude Gaudreault, envisage tous les aspects pour l’entrée de la cryptomonnaie en région.

« C’est une chose d’avoir la consommation électrique suffisante, il faut aussi les installations requises. On veut voir ce que ça nécessite. », a-t-elle spécifié.

La municipalité de Chambord révise déjà son zonage pour permettre l’arrivée de mines à bitcoins dans l’ancienne usine Agropur.

« Peu importe le nombre d’emplois créés, nous sommes satisfaits de voir revivre ces installations fermées depuis 15 ans », a souligné le maire de Chambord, Luc Chiasson.

Attrait pour la région

Les villes de la région suscitent un intérêt pour les entreprises spécialisées dans les bitcoins grâce à leur autonomie électrique.

La demande d’électricité pour les serveurs est très importante. Ils impliquent une consommation de 20 alumineries soit 10 000 mégawatts, à l’échelle du Québec.

Hydro-Québec a imposé un moratoire à ces entreprises avant de leur assigner des blocs d’énergie.

D'après le reportage de Gilles Munger

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