Le dernier tremblement de terre dont tout le monde se souvient dans la région du Saguenay s'est produit à l'automne 1988, mais la ville de Saguenay a décidé de se préparer advenant un autre séisme.

Le comité exécutif vient d'accorder un contrat à des chercheurs de l'Université du Québec à Chicoutimi en vue de préparer un plan d'intervention pour les autorités municipales.

Selon la porte-parole de la ville, Sonia Simard, l'étude va permettre de déterminer quels pourraient être les impacts sur un bâtiment ou un ouvrage en particulier d'un séisme d'une certaine amplitude. En connaissant le type de risque possible, les autorités pourront alors élaborer des plans d'intervention et de gestion. On parle aussi de barrages, d'usines de traitement des eaux usées, d'usine de filtration. Les gymnases et les arénas qui accueillent les gens en cas de catastrophe seront également examinés.

Le professeur de géologie et chercheur à l'UQAC, Michaël Higgins salue l'initiative de Saguenay. Pour limiter les conséquences d'un tremblement de terre, il faut construire, selon lui, des bâtiments qui respectent les normes antisismiques.

Mais dans la région, ce ne sont pas les édifices qu'il faut craindre selon le chercheur. « Quand on parle d'un tremblement de terre, souvent on pense à des édifices qui vont tomber. Mais, en réalité, le danger, surtout pour la région ici, c'est les glissements de terrain. La région du Saguenay est très bien connue pour les glissements de terrain », explique Michaël Higgins.  

Le gouvernement du Québec financera l'étude à la hauteur 24 500 $ et la ville déboursera 7 000 $.

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