EXCLUSIF - Des femmes du Saguenay-Lac-Saint-Jean peuvent attendre jusqu'à six mois avant d'obtenir les résultats d'un examen cytologique au laboratoire régional de l'hôpital de Chicoutimi. Or, la norme ministérielle est de 60 jours. L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dénonce la situation.

C’est pour cet examen, qui consiste à effectuer un prélèvement sur le col de l’utérus afin d’y dépister la présence de cellules cancéreuses, que les délais sont les plus longs.

« En date du 3 juillet, on avait un six mois de temps d’attente, on avait 4000 cas qui étaient en retard, donc c’est sûr qu’on parle de retards importants. Il y a des patientes là-dedans qui attendent des résultats et puis ces examens-là servent à dépister plusieurs problématiques », explique la porte-parole régionale de l’APTS, Lynn Brie.

Ce temps d’attente est celui qui prévalait au début de l’été. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) affirme avoir amélioré quelque peu la situation depuis.

En effet, lundi, le temps d’attente était passé de six mois à trois mois et demi en moyenne, ce qui dépasse encore les délais prévus par le ministère. Des ressources supplémentaires ont été ajoutées, mais il faut toutefois préciser que moins de tests sont effectués pendant la saison estivale.

Avis d’un gynécologue

Le gynécologue Fabien Simard ne voit pas de problématique majeure à la situation, d’autant plus que le cancer du col de l’utérus peut prendre de 5 à 20 ans à se développer.

« Vous savez, ça n'a pas beaucoup d'importance que ça prenne quatre mois ou cinq mois à moins qu'il y ait un cancer [...] Quand nous, on suspecte quelque chose sur le col [lors de l'examen gynécologique], vous pouvez avoir votre cytologie analysée en une semaine ou deux », a-t-il affirmé au téléphone.

Pas d’autre amélioration

Il n’y a pas eu d’amélioration du côté de la pathologie où le délai d’analyse des prélèvements biomédicaux demeure autour de quatre mois.

Pour la porte-parole de l'APTS, il s'agit là de l'effet Optilab, le programme de centralisation des analyses biomédicales dans quelques hôpitaux du Québec, dont Chicoutimi, qui traite l'essentiel des prélèvements effectués dans la région, mais aussi sur la Côte-Nord.

Le CIUSSS devrait réagir lundi sur ce sujet.

D’après les informations de Denis Lapierre

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine