La frénésie électorale est bien présente au Saguenay-Lac-Saint-Jean à quatre jours du scrutin, alors que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a fait un saut dans la circonscription de Lac-Saint-Jean pour appuyer les trois candidats du parti dans la région.

Devant des militants gonflés à bloc, M. Mulcair a dénoncé la réforme de l'assurance-emploi et soutenu que le NPD est le seul parti capable de déloger les conservateurs. « Un vent nouveau souffle sur la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a lancé Thomas Mulcair. On va commencer par remplacer Denis Lebel parce que lui, il représente un siège de Stephen Harper. Ce n'est pas Denis Lebel qu'il faut regarder, il faut voir que c'est Stephen Harper qui est notre cible. »

La candidate néo-démocrate dans Lac-Saint-Jean, Gisèle Dallaire, est deuxième dans les intentions de vote derrière Denis Lebel, selon le dernier sondage Segma-Le Quotidien-Énergie-Rouge FM publié ce matin.

Si l'élection avait eu lieu le 12 octobre, 34,6 % des électeurs de Lac-Saint-Jean auraient voté pour Denis Lebel après répartition des indécis. Gisèle Dallaire aurait obtenu 29,6 % des votes. Les électeurs auraient voté pour Sabin Gaudreault du Bloc québécois dans une proportion de 17,2 % et Sabin Simard du Parti libéral aurait obtenu 15,8 % des appuis.

La candidate du NPD est heureuse des appuis qu'elle obtient. « C'est sûr qu'on avait piqué un peu du nez, mais là, l'avion est en montant et il monte, indique Mme Dallaire. C'est du solide. On continue, il reste encore quatre jours. On a vraiment beaucoup d'appuis de partout et on reste concentré. Plus je vais me faire connaître, plus je vais être capable d'aller chercher des appuis. On est très positif, c'est un très bon sondage. »

Industrie forestière

En entrevue à l'émission L'heure de pointe, mercredi, Thomas Mulcair a répondu aux attaques de Denis Lebel, qui lui reproche d'appuyer les groupes environnementaux comme Greenpeace, au détriment des travailleurs forestiers de la région.

Depuis le début de la campagne électorale, le député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean demande aux candidats du NPD de « désavouer Greenpeace qui est en train de semer la peur et le doute sur notre façon de travailler la forêt », dit-il. Denis Lebel fait référence aux propos tenus par M. Mulcair lors d'un point de presse à Ottawa en mai dernier. Il avait alors souligné que l'état de santé de la forêt boréale est précaire et qu'il est nécessaire de la protéger.


« Il faut être extrêmement prudent. La forêt boréale est en péril », a-t-il fait valoir, sans vouloir se prononcer directement sur la querelle opposant les forestières aux environnementalistes.

« Contrairement à M. Harper, je ne crois pas qu'environnement et économie sont des opposés, explique maintenant Thomas Mulcair. Je sais qu'on doit s'occuper des deux en même temps. Je ne vais pas aider un groupe quelconque avec son travail de relations publiques. Je vais aider l'industrie en m'assurant qu'il y ait des normes qui sont comprises et respectées et que le gouvernement joue un rôle de premier plan pour faire comprendre que si on veut parler d'environnement le bois est une excellente manière de fixer le carbone et de réduire les gaz à effet de serre. »

La circonscription de Lac-Saint-Jean est aussi visée par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui est attendu à Roberval, vendredi.

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