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Transport de minerai : deux options pour BlackRock

À l'occasion des consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), il a été possible d'en apprendre davantage sur le projet d'une usine de traitement du minerai de BlackRock au port de Grande-Anse à La Baie.

Le transport du minerai de la future mine de BlackRock à Chibougamau vers sa fonderie de ferrovanadium à Grande-Baie entraînerait l'aller-retour de 420 camions par semaine.

Si BlackRock utilise le train, cela représenterait plutôt trois convois de 60 wagons.

L’entreprise doit toutefois s’entendre avec le Canadien National pour le tronçon Chibougamau-Jonquière. Ensuite, elle doit trouver un accord avec Rio Tinto pour le secteur Jonquière-La Baie.

BlackRock ne s’entend pas avec la multinationale sur le prix et la façon de transborder les wagons.

« Notre position, c'est qu’on n’accepte pas les conditions qui sont indiquées dans l'offre de service et qu'on a l'intention de continuer les négociations », a souligné Jean Rainville, le président de la direction chez Métaux BlackRock.

Le différend est si grand entre les deux entreprises que la Ville de Saguenay a commandé une étude pour évaluer la possibilité de construire une nouvelle voie ferrée entre Jonquière et Grande-Baie pour contourner le chemin de fer du Roberval-Saguenay.

L'entreprise n'a pas encore fait son choix, mais la mairesse de Chibougamau, présente lors des audiences, se questionne sur les options présentées.

« Est-ce que les gens des villages ou des communautés qui sont entre Chibougamau et Saguenay qui vont avoir à passer en moyenne aux 12 minutes un camion-benne 24 heures par jour, sept jours par semaine, est-ce que les gens sont conscients de cet impact ? Et est-ce que BlackRock a pris le temps vraiment d’expliquer aux gens ça serait quoi au niveau du transport, au niveau de la population? », se demande la mairesse Manon Cyr.

L’usine de traitement du minerai de BlackRock permettrait de créer plus de 300 emplois directs.

Infrastructures nécessaires

Le projet nécessite de nouvelles infrastructures pour alimenter le parc industriel en énergie. Hydro-Québec prévoit construire une ligne de transport de 9 kilomètres au coût de 24 millions de dollars.

La société d'État a déjà négocié avec les propriétaires et agriculteurs du secteur pour établir le tracé de la ligne en causant le moins de dommages possible.

« C’est un projet qui, dans l’ensemble est bien reçu, mais il y a certaines négociations qu'il reste à faire et on le fait individuellement avec chacun des propriétaires [...] où on va devoir acquérir un droit de passage pour installer les pylônes jusqu’à la zone », explique Alexandra Fortin, porte-parole d'Hydro-Québec.

De son côté, Énergir, anciennement GazMétro, prévoit la construction d'une conduite de gaz naturel vers cette zone industrialo-portuaire de Grande-Anse.

Métaux BlackRock doit financer la construction de ces infrastructures.

Hydro-Québec et Énergir doivent passer par un processus d'évaluation environnementale avant de construire leurs installations pour la mise en service de l'usine de BlackRock au printemps 2020.

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