Les membres des caisses Desjardins de la Rive-Nord, de Chicoutimi et de Laterrière se prononceront sur un projet de fusion, lundi soir.

Si la proposition est acceptée, les trois caisses auront le même conseil d'administration.

Le président du conseil d'administration des caisses Desjardins de la Rive-Nord, André Lessard, croit que la fusion est nécessaire pour avoir les moyens de prendre le virage technologique.

« Les jeunes, les C, les milléniums ont besoin de services à la fine pointe et ça, ça prend des ressources financières et c'est ce que le regroupement va nous donner parce qu'on va avoir une masse critique très importante », précise-t-il.

Selon M. Lessard, la fusion n'entraînera pas de mises à pied ni la fermeture de guichets automatiques à court terme.

« Au lieu d'avoir trois fois la même administration, on n'aura qu'une administration, mentionne-t-il. Mais l'objectif n'est pas de réduire les emplois, l'objectif n'est pas de réduire les points de services, c'est plutôt de se donner une masse critique importante. »

Un volume d'affaires imposant

Les trois caisses ont un actif de 1,6 milliard de dollars.

Le nouveau regroupement représenterait environ 53 000 membres et pourrait avoir un volume d'affaire de plus de 2 milliards de dollars en 2018.

Malgré les avantages administratifs, certains membres craignent les répercussions négatives du processus. Les dirigeants veulent tout de même se montrer rassurants.

« La caisse Desjardins de Chicoutimi est issue elle-même d'un regroupement de trois caisses, en 2001, et il n'y a personne qui reculerait en en arrière, clame le directeur général de la caisse populaire de Chicoutimi, Denis Guay. Donc, ponctuellement, oui il y a des craintes, mais l'idée c'est d'avoir suffisamment confiance dans le projet qu'on a mis sur pied pour regarder vers l'avenir (...) » 

Au cours des deux dernières décennies, le Mouvement Desjardins a vu son nombre de caisses passer de 1200 à 330 à l'échelle du Québec. Selon André Lessard, les membres de Bégin, Saint-Amboire, Saint-Honoré, Saint-Fulgence, Saint-David-de-Falardeau et Sainte-Rose-du-Nord ne seront pas désavantagés.

Le projet doit récolter le deux tiers des votes dans chaque assemblée pour aller de l'avant. Si elle est acceptée, la nouvelle entité entrerait officiellement en fonction le 1er janvier 2017.

D'après le reportage de Frédéric Tremblay.

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