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Trois Saguenéennes inspirantes en quatre questions

À l'occasion de la Journée internationale des Femmes, trois femmes inspirantes du Saguenay–Lac-Saint-Jean provenant de générations et d'univers différents ont accepté de répondre aux questions de la chroniqueuse Catherine Doucet.

Première femme élue à la tête de Saguenay, Josée Néron se dit très fière de marquer ainsi l’histoire. Elle reconnaît que les femmes sont encore moins présentes en politique. Elle-même a réfléchi longtemps avant de se lancer dans cette carrière.

Quelle est votre devise?

J’ai pour mon dire que ce qui vaut la peine d’être fait mérite d’être bien fait. C’est une devise qui me ressemble beaucoup parce que lorsque je m’implique dans une activité ou un projet, je me donne à 110 % pour que tout soit réalisé correctement, avec rigueur. On m’a souvent dit que j’étais perfectionniste et c’est un trait de caractère qui me colle bien à la peau.

Dans votre parcours (personnel ou professionnel), qu’est-ce qui vous rend fière et pourquoi?

C’est certain qu’en premier lieu, c’est ma famille qui me rend fière. Vient ensuite mon cheminement de carrière. Dans ma vie, j’avais le goût de faire plein de choses et elles se sont présentées à moi dans la bonne période. Toutes mes expériences de vie, que ce soit les études, le boulot ou la famille, m’ont permis d’être prête pour relever le défi que j’affronte aujourd’hui. Je suis fière aussi de m’être tenue debout durant les quatre dernières années alors que j’étais conseillère municipale.

Quel modèle féminin vous a inspiré?

La personne qui m’a le plus inspirée dans ma vie, c’est ma mère. Je l’admire pour tout ce qu’elle m’a donné et enseigné. Elle était une femme moderne pour son époque, une journaliste très impliquée dans son milieu, une mère active, énergique et très allumée. Elle est une réelle source d’inspiration pour moi. De plus, Claire Kirkland-Casgrain a également influencé mon parcours en étant la première femme députée au Québec et la première à siéger au Conseil des ministres. Elle a défendu le droit des femmes avec brio et avec classe. Elle a brisé le plafond de verre des femmes en politique.

Êtes-vous féministe? Pourquoi?

Oui, je suis une féministe, mais une féministe actuelle qui a un souci de l’équité et de la représentativité des femmes dans la société, et ce, peu importe le domaine. Je peux affirmer avec fierté que je prône un féminisme qui s’opère dans la conciliation et dans le respect.

En affaires avec la boutique Rose Bon Bon depuis 1996, Caroline Leclerc est une entrepreneure née. Elle a élevé ses quatre enfants en faisant grandir son entreprise. Pour le travail, elle visite régulièrement la Chine et l’Inde où la condition des femmes est bien différente.Quelle est votre devise?

Une devise, non trois devises :

  • Tout est possible
  • Donner du temps au temps (patience Caroline, patience)
  • J’assume complètement ma vie puisque je l’ai choisie

Dans votre parcours (personnel ou professionnel), qu’est-ce qui vous rend fière et pourquoi?

Sans hésitation, ma plus grande fierté est mes quatre enfants. Je suis fière de leur avoir donné envie de s’accomplir, de choisir à leur tour le sens qu’ils ont envie de donner à leur vie.

Quel modèle féminin vous a inspiré?

Plusieurs femmes m’inspirent pour différentes raisons :

  • Martha Stewart, pour son art de vivre planétaire;
  • Janette Bertrand, pour avoir parlé d’égalité, de sexualité et d’homosexualité au moment où tout était encore tabou;
  • Ma mère, pour m’avoir donné envie de me lancer en affaire;
  • Enfin, Caroline Leclerc aussi m’inspire : je suis assez fière de la voir se mettre dans l’action et continuer à avancer sans jamais se décourager, enfin presque!

Êtes-vous féministe? Pourquoi?

Féministe? Non, je suis plutôt une « girl power » assumée. Aujourd’hui, les femmes prennent le pouvoir. La cuisine n’est plus leur quartier général, l’aspirateur leur confident et la femme se donne le droit d’avoir une vie professionnelle active et une vie sociale remplie tout en préservant son équilibre familial.

Présidente-directrice de Canopée, boîte de production cinématographique et de relations publiques, Sophie Gagnon-Bergeron travaille avec trois associés masculins. Elle tente de faire plus de place aux femmes dans un milieu où l’on retrouve majoritairement des hommes. Mère de deux enfants, la conciliation travail-famille est un défi quotidien et elle se questionne constamment sur son rôle de mère.

Quelle est votre devise?

Je n’ai pas de devise... ou alors j’en ai des dizaines, au gré des jours, au gré des expériences qui m’ouvrent de nouvelles perspectives, des lectures et des rencontres qui m’apportent savoirs et idées. La vie est une question trop caléidoscopique pour que j’aie une devise.

Dans votre parcours (personnel ou professionnel) qu’est-ce qui vous rend fière (et pourquoi)?

Quand j’ai fondé Canopée avec mes trois associés, non seulement ai-je rapidement quitté pour un congé de maternité, mais je partais d’un peu plus loin qu’eux qui avaient tous été travailleurs autonomes avant. Je suis allée à l’école plus longtemps, mais mon bagage professionnel et mon carnet de clients étaient moins fournis. Cela m’a rendue très fière de combler cet écart.

Quel modèle féminin vous a inspiré?

C’est un lieu commun, mais je répondrai le classique : « Il y en a tellement! ». Je dirais des écrivaines, d’abord. France Théoret, Suzanne Jacob, Annie Ernaux, Goliarda Sapienza, Simone de Beauvoir pour avoir su dire et s’approprier le langage. Pauline Julien, pour sa passion. Et puis du côté de la politique, Pauline Marois, pour les CPE. Ma mère, aussi, qui m’a eue très jeune et qui a poursuivi ses études.

Êtes-vous féministe? Pourquoi?

Profondément féministe. Mais parce que le patriarcat pardi!

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