Devenir policier pour améliorer les relations entre les services de police et les communautés autochtones, c'est ce qui motive les 22 étudiants en techniques policières Premières Nations du Collège d'Alma. Parmi eux, il y a Billy Moushoom, originaire de Lac-Simon en Abitibi-Témiscamingue.

La décision de quitter sa communauté, située à près de 700 kilomètres de son lieu d’études, a été difficile à prendre. Une amie, qui a suivi le cours, l’a encouragé.

Si Billy Moushoom a décidé de devenir policier, c'est parce que des événements ont secoué sa communauté en 2016.

Il connaissait bien celui qui a tué le policier Thierry LeRoux.

« Je voulais aider Anthony, mais je ne savais pas comment l'aider avec d'autres amis. J'ai d'autres amis qui se sentaient comme ça aussi », indique l’étudiant.

Il est aussi le cousin de Sandy Tarzan Michel, tué par les policiers deux mois après la mort de Thierry LeRoux. Billy Moushoom souhaite améliorer la communication entre les policiers et les membres de sa communauté et il n’est pas le seul.

« On a des élèves de partout, de toutes les communautés. Je pense que ce qui les anime au départ, c'est le désir d'aider leur communauté, le désir d'être des agents de changement dans leur communauté […] Ces événements-là mettent en lumière que les ressources autochtones au niveau policier ne sont pas assez nombreuses », précise Mélanie Lavoie qui est criminologue et professeure au Collège d’Alma.

Aide financière

Billy Moushoom a récemment obtenu une bourse de 500 $ de la Fondation Thierry LeRoux. Cette dernière a été créée il y a un an pour aider les jeunes de la MRC de la Vallée-de-l'Or en Abitibi-Témiscamingue.

« L'aspect particulier, c'est que Billy se soit pris en main et qu'il ait décidé de devenir un agent de la paix, un policier, pour aider les gens de sa communauté à se sortir de ces événements tragiques là et des situations sociales qui amènent ces événements tragiques là. Moi, ça m'a comme donné un baume d'espérance... Oui, il y a possibilité de faire de quoi si on pèse sur les bons boutons », estime le père de Thierry Leroux, Michel Leroux.

Billy Moushoom doit entrer à l'École nationale de police à Nicolet en août.

Il a déjà en poche une promesse d'embauche au service de police de Lac-Simon.

D’après le reportage de Claude Bouchard

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